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Chocquin de Sarzec

A la fin du 19ème siècle, Montamisé comptait parmi ses concitoyens un personnage célèbre, aujourd’hui bien oublié : Ernest Chocquin de Sarzec était le propriétaire du château de Sarzec qu’il acquit en 1880.

Nous allons brièvement  vous retracer la carrière de ce montamiséen d’adoption dont la famille est originaire de Vivonne.

Les origines :

 C’est à Rennes le 11 août 1832, que naquit Gustave-Charles-Ernest Chocquin (qui prit par la suite le pseudonyme de Sarzec) son père Alexandre-Gustave était âgé de 33 ans, sa mère Joséphine Beaulieu avait 19 ans.

Son père né le 17 mars 1799 à Vivonne (Vienne) était entré à Polytechnique en 1819 : lieutenant d’artillerie, il démissionna le 17 septembre 1830 à la suite de la Révolution de juillet. Il se retira d’abord en Bretagne, puis se fixa à Paris ou il mourut le 4 septembre 1852. Sa veuve mourut elle aussi à Paris le 19 février 1863.

Les débuts de sa carrière, l’Egypte (1864-1868)

Il a 20 ans à la mort de son père  et 31 ans au décès de sa mère.

De 1864 à 1868 il est « directeur du gaz » de la compagnie Lebon à Alexandrie au titre « d’ingénieur civil ».

Ernest Chocquin de Sarzec consul de France à Massaoua (Erythrée)

Sa connaissance de l’Orient et quelques appuis lui procurent un poste consulaire.

Un décret du 23 février 1872 le charge de l’agence consulaire de France à Massaoua (petit port de la côte africaine de la mer rouge).

Le ministre des affaires étrangères le nomme le 6 août 1875 au poste de Bassora.

La Chaldée

Il prendra son poste de Bassora (Irak) le 19 janvier 1877.

La Mésopotamie était le champ d’une intense activité archéologique, à laquelle Ernest Chocquin de Sarzec allait bientôt se livrer avec passion.

Sa perspicacité et des renseignements précis l’entraînèrent vers le site de TELLO (vocable arabe de l’antique Lagash-Sirpoula de Sumer), il se lança dans des fouilles exécutées au début à ses frais personnels.

Onze campagnes de fouilles faites dans des conditions climatiques difficiles (il attrapera le paludisme) avec une insécurité quasi permanente, permirent de rapporter en France des collections archéologiques inestimables dont le musée du Louvre se portera acquéreur.

Le 1° août 1899 il fut élevé au grade de ministre plénipotentiaire de deuxième classe.

Le 31 mai 1901 Ernest Chocquin de Sarzec mourait dans une clinique de Poitiers à l’âge de 68 ans.
Sa femme Marie Jeanne Charlotte née Guillet d’Escravayat qui l’avait accompagné dans tous ses voyages partageant fatigues et dangers, mourut cinq semaines plus tard, le 5 juillet 1901 dans son château de Sarzec, à l’âge de 52 ans. Leur fils Henry avait 20 ans.

Le découvreur de « Tello » et des trésors archéologiques de la civilisation sumérienne comme la célèbre « stèle des vautours » la plus ancienne page d’histoire sous écriture cunéiforme, sombre aujourd’hui dans l’oubli.

Puisse cet article qui se veut comme un hommage au travail de l’archéologue, faire connaître aux jeunes générations et sortir de l’oubli l’œuvre immense consacré par Ernest Chocquin de Sarzec à la civilisation sumérienne.

Cet article invite également à la visite du musée du Louvre, notamment la collection du département des Antiquités Orientales - Site internet : 

http://www.louvre.fr/llv/commun/home.jsp

Sources :

  • Communication de M Maurice Pillet à l’académie des inscriptions et belles lettres, séance de janvier-mars 1958.
  • Le Picton n°174 novembre-décembre 2005, étude de Jean-François Liandier.
  • Remerciements à Mme Marie-Jo Castor documentaliste au département des Antiquités Orientales du musée du Louvre, pour les documents et renseignements fournis.

Article de Jean-François LIANDIER

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Photo 1

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Photo 2

Photo 1 :

Carte postale ancienne de Jules Robuchon (collection JF Liandier)

Photo 2 :

Le château de Sarzec aujourd’hui (Photo JF Liandier)

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Photo 3

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Photo 4

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Photo 3 :

La femme à l’écharpe, Tello, ancienne Girsu, époque néo sumérienne (vers 2150 av JC)

Statuette en chlorite. Elle représenterait une princesse de la famille de Gudéa.

(Photo site internet du musée du Louvre)

Photo 4 :

Statue assise de Gudéa, prince de Lagash.
Tello ancienne Girsu
Epoque néo sumérienne (vers 2125-2110 av JC)
Diorite
(Photo site internet du musée du Louvre)

Photo 5 :

Relief d’Ur-Nanshe, roi de Lagash
Tello ancienne Girsu.
Vers 2550-2500 av JC.
Fondateur de la dynastie qui régna près de deux siècles à Lagash.
L’inscription désigne nommément chaque membre de sa famille, puis mentionne les principaux temples construits par ses soins.
(Photo site internet du musée du Louvre)

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Photo 6

Photo 6 :

Tombe d’Ernest Chocquin de Sarzec au cimetière de Vivonne.
Photo JF Liandier

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Photo 7 :

Stèle de victoire d’Eannatum, roi de Lagash, dite « Stèle des vautours ».
2450 av JC (calcaire)
(Musée du Louvre) Photo JF Liandier