Des médaillés de Sainte Hélène à Montamisé
Bref historique de la médaille de Ste Hélène
(Source : site Internet Anovi, document de Bruno Durand)
Le 15 avril 1821 - Dans son exil de Sainte-Hélène, Napoléon dicte son testament, qui comporte trois parties. La troisième, que l'on doit comprendre comme un acte de reconnaissance à l'égard de ceux qui, de 1792 à 1815, avaient combattu pour la gloire et l'indépendance de la France.
Dans ce but, il lègue la moitié de son patrimoine privé qu'il estime alors à 200 millions de francs.
Seulement voilà, le traité de Fontainebleau du 11 avril 1814, a décidé que les biens que l'empereur possédait encore, au moment de son abdication, devaient revenir à la Couronne, et le 5 août 1818, ces biens sont confisqués au bénéfice du trésor Royal.
Alors, ce don de Napoléon à ses soldats, un vœu pieux ?
Pas tout à fait.
Arrivé sur le trône impérial, le neveu de Napoléon, Napoléon III décide d'honorer la parole de son oncle.
Le 12 août 1857, un décret signé à Saint-Cloud, institue la médaille de Sainte-Hélène."J'ai voulu " a précisé l'empereur, "qu'une médaille vienne rappeler à tous ceux qui avaient servi dans nos armées, la dernière pensée de leur chef."
La médaille de forme ronde, dessinée par le graveur Albert Barre, est en bronze patiné, et est entourée sur les deux faces d'une couronne de lauriers entrant, par ses extrémités, dans une couronne impériale ornées de huit aigles, dont les têtes sont tournées vers la gauche.
Ses dimensions: 50 mm de haut - 31 mm de large. Il existe des modèles en or, en argent ou émaillés. La médaille est suspendue à un ruban vert à cinq raies rouges.
Source : photo et texte site Internet Anovi, document Bruno Durand
Ces médailles étaient accompagnées d'un diplôme de 29 cm x 19 cm, au centre duquel se trouve le dessin de l'envers de la médaille. Le diplôme indique le nom et le grade du titulaire, ainsi que l'unité dans laquelle il a servi. Enfin, il porte le timbre sec de la Grande Chancellerie de l'Ordre Impérial de la Légion d'Honneur et la signature du Grand Chancelier
Source : texte site Internet Anovi, document Bruno Durand
Brevet de Jean Arnou (commune de Lavoux 86 ) ancien grenadier au 43° de ligne
Photo JF Liandier (source ADV 4M 154)
Les médaillés de Ste Hélène de Montamisé
Le mémoire de proposition établi le 23 août 1857 par Alfred Ballu, maire de Montamisé, nous donne des renseignements sur les 7 montamiséens, anciens soldats de Napoléon encore vivants à cette époque :
- Dubois Hilaire : réside à Fontaine, ancien chasseur à pieds du 4° léger, il fit les campagnes d’octobre 1813 à 1815, notamment à Anvers. Il est boiteux par suite de plusieurs blessures en sauvant son capitaine.
- Massé Pierre : réside à Montamisé, ancien chasseur à pieds du 12° léger, reversé au 4° léger, il fit les campagnes d’octobre 1813 à 1815, notamment à Cambrai, Anvers, Waterloo.
- Gervais Jean : réside à Montamisé, ancien grenadier du 85° régiment de la garde, il fit les campagnes de 1813 à 1814, notamment à Laon. Il fut blessé et fait prisonnier.
- Panquillon Sylvain : réside à Tronc, ancien du 1°corps, 45° régiment de ligne, en service de 1809 à 1819, il fut blessé et prisonnier des anglais.
- Laverré Jean : réside à Sarzec, ancien du 2°régiment de chasseur à pieds, en service de décembre 1813 à 1815, il fit la campagne de Waterloo dans la jeune garde.
- Messy Jean : réside à Montamisé, ancien du 15°régiment de voltigeurs, campagnes du 22 octobre 1813 à juin 1815, à Erfurt, Auray…
- Chavigneau Pierre : réside à Montamisé, ancien du 4° régiment léger d’infanterie, campagne en novembre 1813 à Anvers, il reçu congé à Douai.
Etat des médaillés de Montamisé du 23 aout 1857
Quelques uniformes de nos anciens « grognards »
Source photo : site Internet de Bernard Coppens « 1789-1815.com »
Nota : A consulter, pour ceux qui veulent en savoir plus, l’excellent site Internet sur les médaillés de Ste Hélène ( www.stehelene.org ) et sur l’épopée napoléonienne (www.1789-1815.com)
Article de Jean-François LIANDIER