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La guerre de 1870-71

A la mémoire des soldats montamiséens morts pendant la guerre franco-prussienne de 1870-1871

Rappel du contexte historique

Le 13 juillet 1870, une dépêche, venant d’Ems, habilement caviardée par Bismarck soulève une tempête dans l'opinion française comme dans l'opinion allemande. Des deux côtés du Rhin, on en appelle à la guerre contre le voisin. C'est le début d'un terrible enchaînement qui va changer la face de l'Europe, jusque-là insouciante et prospère.

Le 19 juillet 1870, Napoléon III déclare la guerre à la Prusse. L'empereur tombe dans le piège préparé par le chancelier Bismarck, par la faute de son ministre des Affaires étrangères, le duc Adolphe de Gramont, partisan d'une politique belliciste.
La déclaration de guerre de la France conduit à l'union de toute l'Allemagne derrière la Prusse. Celle-ci aligne immédiatement 800.000 hommes, transportés en chemin de fer sur la frontière. La France 250.000 seulement, dans le plus grand désordre, faute d'avoir mené à bien la réforme du ministre Adolphe Niel, qui devait, deux ans plus tôt, généraliser le service militaire et créer une armée de seconde ligne (la garde mobile)...

Le 27 octobre 1870, le maréchal François Achille Bazaine capitule à Metz avec son armée d'environ 180.000 hommes.

Le 2 septembre 1870, les Prussiens reçoivent la capitulation d'une armée française enfermée à Sedan, dans les Ardennes. Ils font 83.000 prisonniers y compris l'empereur des Français. L'acte de capitulation est signé au château de Bellevue, sur une hauteur à quelques kilomètres de Sedan. À Lyon, Marseille et Paris, sitôt connu le désastre, l'empereur est déchu et la République proclamée le 4 septembre 1870.
Le gouvernement provisoire poursuit la guerre cependant que les Prussiens se dirigent à marches forcées vers Paris. La capitale va subir un siège éprouvant jusqu'à l'armistice du 28 janvier 1871.
L'Empire allemand est proclamé le 18 janvier 1871 dans la galerie des Glaces du château de Versailles.

Le 10 mai 1871, Jules Favre et Adolphe Thiers concluent au nom de la France un traité de paix avec l'Allemagne à l'hôtel du Cygne, à Francfort (Allemagne). Ce traité met fin à la guerre franco-prussienne enclenchée le 19 juillet 1870 par les maladresses de Napoléon III et de son gouvernement.

De pénibles sacrifices

Pour les Allemands, la cession des deux départements alsaciens est une revendication incontournable, les Français se voient réclamer aussi Metz et la Lorraine du nord. Le chancelier Bismarck ajoute à ses revendications territoriales une indemnité de guerre chiffrée à six milliards de francs de l'époque (une somme colossale). L'indemnité est réduite à cinq milliards (en bon bourgeois, Thiers confiera plus tard qu'il est toujours possible de récupérer des provinces perdues mais que les milliards envolés le sont à jamais !). Il est convenu que les troupes d'occupation se retireront à mesure que sera versée l'indemnité.

Source : extraits du site internet Hérodote.net

Les soldats montamiséens morts pendant ce conflit

Source : AD Vienne registres de décès (site internet)

Jean Frédéric BOUSQUET
Ce soldat appartient au 40° régiment de ligne, un des régiments du 2°corps d’armée commandé par le général Frossard qui se trouve positionné sur les hauteurs de Spicheren (village proche de Forbach, à la frontière franco-allemande). La bataille de Spicheren va commencer le 6 août 1870 et se terminera par une défaite française.
Jean Frédéric Bousquet sera blessé le 6 août 1870 à cette bataille de Spicheren, emmené à l’hôpital d’Heynitz (Allemagne) il succombera à ses blessures et sera inhumé au cimetière militaire d’Elversberg (Allemagne-Sarre).
Il est né à Montamisé le 20 février 1846, fils de Frédéric Casimir Bousquet, menuisier et Louise Messy.

Antoine Alexandre LACROIX
Soldat au 90° régiment de ligne, il est décédé le 14 janvier 1871 à Rendsbourg, land de Schleswig-Holstein (Allemagne).
Né le 2 août 1839 à Montamisé, fils de Louis Lacroix et Marie Martineau.

Auguste FICHET
Soldat dans la garde nationale mobile de la Vienne, 3° bataillon, 6° compagnie.
Décédé le 16 mars 1871 des suites de ces blessures à l’hospice générale de Laval.
Né à Montamisé le 9 août 1846, fils de Pierre Fichet et Louise Rivière, époux de Radegonde Audidier.

Constant FICHET
Soldat dans la garde nationale mobile de la Vienne, décédé à l’hôpital militaire de Tours le 15 janvier 1871.
Né à Montamisé le 16 mai 1846, fils d’André Fichet et Marie Péronnet.

Jean CHARLES
Soldat dans la garde nationale mobile de la Vienne, 3° bataillon, 6° compagnie.
Décédé le 7 janvier 1871 à l’hôpital militaire de Maisons-Alfort.
Né à Brion (Vienne) le 3 juin 1848, demeurant à Montamisé, fils de François Charles et Marie Verret.

Alphonse PROUST
Soldat dans la garde nationale mobile de la Vienne, 3° bataillon, 6° compagnie.
Décédé le 6 janvier 1871 à l’hôpital militaire de l’école Colbert à Paris (10°).
Né à Montamisé le 5 juin 1846, fils de Joseph Proust et Rose Girault.

Joseph BEAUDEAU
Soldat au 7° régiment du train des équipages militaires.
Décédé le 14 octobre 1870 à l’hôpital militaire de Châteauroux.
Né à Montamisé le 15 décembre 1849, fils d’Hilaire Beaudeau et Françoise Bouard.

Louis SAPIN                                                                                                                                       
Soldat au 94° régiment de ligne, décédé le 16 septembre1871 à "Grüna" Chemnitz, land de Saxe en Allemagne.
Né à Montamisé le 23 avril 1838, fils de Jean Sapin et Louise Galland.

Les pertes humaines

Montamisé a compté d’après nos registres de décès, huit morts dans ce conflit.

Elle coûte à la France 139 000 morts (au combat ou de maladie), 143 000 blessés et 320 000 malades. Ces chiffres comprennent aussi les civils touchés par les bombardements, la famine et les tragédies telle celle du camp de Conlie.

« Pour mémoire 18 000 français (sur environ 400 000) sont décédés en Prusse pendant leur captivité » (source : JP Blanchard).

Cette guerre fait 44 000 morts dans les rangs de l'armée allemande soit 14% des effectifs, (dont la moitié de maladie), 128 000 blessés et 100 000 malades.

Source : Wikipédia

Nota : mes remerciements à JP Blanchard pour la photo du monument aux morts français de Chemnitz

Article de Jean-François LIANDIER (mis à jour le 15-11-2016)

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Illustration 1

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Illustration 2

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Illustration 3

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Illustration 4

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Illustration 5

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Illustration 6

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Illustration 7

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Illustration 8

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Illustration 9

Illustration 1 : soldats français de l'infanterie de ligne

Illustration 2 : troupe prussienne en ordre de marche

Illustration 3 : vue d'ensemble de la bataille de Spicheren du 6 août 1870

Illustration 4 : soldats de la garde nationale mobile

Illustration 5 : mobiles et lignards - peinture d'Edouard Detaille

Illustration 6 : la charge des cuirassiers français à Reichshoffen - peinture d'Aimé Morot

Illustration 7 : plaque tombale de Jean Frédéric Bousquet au cimetière d'Elversberg (Allemagne) - photo commune d'Elversberg

Illustration 8 : photo prise à l'issue d'un banquet, en 1910, des anciens combattants de l'Armée du Rhin et de la bataille de Gravelotte.  Photo transmise par M. Jean-Louis Péchin, que je remercie (son grand-père, Charles Frédéric, se trouve en haut au centre).

Illustration 9 : monument aux morts français de Chemnitz

Sources illustrations :

sites internet :

http://almg.free.fr

www.antan.unblog.fr