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Histoire de Charassé

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Préambule

Le village de Charassé, voisin de Tronc, est lui aussi très ancien, il « est mentionné pour la première fois en 1211, puis à plusieurs reprises au cours du Moyen Age et de la période moderne en tant que fief relevant de la Tour Maubergeon de Poitiers. » A partir de la seconde moitié du 20°siècle, le village verra une poussée urbanistique comme la plupart des villages composant Montamisé.

Partons sur les sentiers de la mémoire pour le découvrir.

 

Description

« Situé à l'est de la commune de Montamisé, le hameau de Charassé s'étend le long de la route reliant Poitiers à la forêt de Moulière. Quatre axes partent de cette colonne vertébrale : côté nord-ouest, la route menant à la Roche de Bran ; côté sud-est, la route de Bignoux et les chemins de la Grand Cour et des Tailles. En traversant le hameau, trois ensembles de bâtiments attirent le regard : l'auberge forestière côté nord-ouest, le domaine de Charassé en face, et la Grand Cour au nord-est. La vallée sèche de Charassé qui serpente au nord-ouest du hameau, constitue la Zone Naturelle d'Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF) numéro 201. Cette protection concerne un petit bois de chênes et de charmes, en bordure du massif de la Moulière, et qui abrite une riche flore de sous-bois, dont des espèces rares dans la région (isopyre faux-pigamon et epipactis à petites feuilles) ». (1)

Aujourd’hui l’auberge forestière n’est plus qu’un souvenir, transformée en habitations.

    

Toponymie

« Le toponyme peut avoir la même origine que « Charasson », mais il pourrait également désigner un village construit sur un chemin ou passaient les chariots ; du latin : carrus (char)

Le toponyme indiquerait dans ce cas une route plutôt étroite, ou ne pouvait passer qu’un char à la fois. » (2)

   

Charassé au fil du temps

« Le hameau de Charassé était organisé autour de la seigneurie du même nom, dont le siège, dit "le Grand Charassé", est toujours visible, avec son logis et ses deux pigeonniers, au bord de la route de la forêt de Moulière. Le fief comprenait aussi la ferme de la Cubaiserie, autrefois appelée "le Petit Charassé" ou "les Breloux", située au sud, le long de la route de Bignoux, en limite de la commune. Le Petit Charassé est cité en 1541 sous le nom de "fief, terre et seigneurie du Petit Charassé ou des Breloux, vulgairement Cubiserie". Un siècle plus tard, Laurent Richard, écuyer, seigneur de la Roche de Bran, déclare auprès de Louise Cousture, dame de Charassé, être propriétaire de "la maison noble et métairie des Breloux autrement appelée la métairie au seigneur et à présent vulgairement appelée le Petit Charassé, consistant en bâtiments, chambres hautes et basses, greniers, degré, colombier, granges, étables, four, cour avec la clôture y joignant et un petit pré au bout, le tout presque de forme triangulaire" et confrontant à la route de Bignoux. La métairie de la Cubaiserie est en partie démolie dès 1877, le reste en 1926. Quelques pierres extraites de ses ruines sont aujourd'hui entreposées au domaine du Grand Charassé.
Charassé comprenait non seulement une seigneurie mais aussi des fermes avec leurs habitants et exploitants. Le 16 mars 1404, plusieurs habitants de Charassé, avec d'autres de la Jourie, Corsec et Montigny, rendent aveu au duc de Berry, comte du Poitou, du devoir de service armé et de celui de faire la levée en la forêt de Moulière quand le duc chasse ou fait chasser. En échange, ils ont droit de prélever le bois mort pour leur chauffage, et de faire pacager leurs bêtes dans la forêt, et sont exemptés des droits de vente et de péages aux marchés de Poitiers et des environs. Les habitants de Charassé tirent aussi profit de l'eau qui, parfois, revient au fond de la vallée sèche située au nord-ouest, et reconstitue alors la "rivière de Charassé", serpentant depuis Corsec et Montigny. En 1584, Pierre de la Chapellerie, seigneur du Rouilly et du Breuil-Mignot, est même condamné par le présidial de Poitiers pour avoir rompu les chaussées des étangs de Charassé, dont les eaux inondent toutes les terres situées au-dessous.
Plusieurs métairies sont citées à Charassé au cours de la période moderne, sans que l'on puisse toujours les localiser avec précision. La métairie de la Porte, au nord (parcelles E 244 à 248 du cadastre de 1817 ; BM 46 et 85 du cadastre actuel), appartient en 1602 à Joachim Bougard, marchand à Poitiers, et Catherine Bouin son épouse. Ils la vendent en 1628 à Jean Boux, boulanger à Poitiers. En 1635, elle appartient à Pierre Robin. Son fils Claude Robin la vend en 1670 à Pierre Robert et Louis Arignon, beaux-frères, marchands à Poitiers. Elle consiste alors en une grande chambre basse et un grenier par-dessus, une petite chambre à côté, une étable à bœufs, un toit à brebis y joignant, une grange, un fournil avec un toit à porcs, le tout renfermé de murailles, plus une autre petite borderie à côté consistant en une chambre basse, un petit appentis par devant, une cour, plus un enclos à côté des bâtiments, partie en pré et partie en chènevière, un jardin et des vignes. Le descendant de Pierre Robert, François-René Robert, conseiller du roi, juge à la sénéchaussée et au présidial de Poitiers, est encore propriétaire de la Porte en 1789. En 1821, au partage de ses biens, la Porte échoit à son gendre, Pierre-Charles Aubar, capitaine de cavalerie en retraite à Poitiers.
La métairie de la Pelletrie est mentionnée le 28 avril 1580 dans une déclaration rendue par Méry Gendreau, son propriétaire, à la dame de Charassé. Elle confronte alors "au chemin de Poitiers à Bonneuil, d'autre à la garenne de la dame de Charassé, et d'autre à la chaulme de Charassé" (?). Au milieu du 17e siècle, elle appartient à Laurent Richard, seigneur de la Roche de Bran, et consiste alors en maison, granges et autres bâtiments, jardins, chènevières et vignes.
La métairie de la Valleterie est vendue le 13 janvier 1589 par Jean Barillet, avocat au Parlement de Paris, à Méry Sabourin, principal du collège de Puygarreau de Poitiers. Elle consiste alors en une maison, des granges, des étables, des terres, des prés, des bois et des vignes. Barillet en a hérité de son père, Pierre-Alexandre Barillet, et de sa belle-mère Françoise Sabourin. Selon une déclaration de 1635, cette métairie confronte "d'une part au chemin de Charassé à la Roche de Bran, d'autre au chemin comme l'on va de Charassé au Puits de Charassé, d'autre au chemin de Poitiers à Bonneuil, et d'autre au chemin de la maison noble de Charassé au Puits de Charassé" (?).
La Girardière est mentionnée en 1458. En 1573, elle est vendue par Marie Cailleteau épouse d'Albert Babinot, à Marguerite Pinaud veuve de Louis Lussault, apothicaire à Poitiers. Son fils Pierre Lussault, curé de Secondigny, la cède en 1628 à Louis Thevenet et Renée Menanteau son épouse. La maison et la métairie qui en dépend, sont vendues aux enchères en 1699. La maison consiste alors "en salon, cuisine, fourniou, caves, cuvier, cellier, écurie, trois chambres hautes, deux cabinets, une antichambre", et la métairie consiste en "chambres basses, fourniou, grenier au-dessus, grange, écuries, bergerie, tets, colombier en façon de fuye, le tout couvert de tuiles courbes et plates, une grande cour et puy, renfermé de murailles avec grande et petite porte". Le domaine comprend aussi un enclos de vignes et d'arbres fruitiers. Il échoit à Joachim-François-Xavier Richard, membre d'une branche cadette des anciens seigneurs de la Roche de Bran. En 1771, il est racheté par Jacques Mayaud, seigneur de Boislambert, époux d'Alexandrine Mariaval, puis en 1810 par M. de Beauregard, propriétaire de la Roche de Bran.
La plupart des fermes et métairies de Charassé sont d'ailleurs achetées dans la première moitié du 19e siècle par M. de Beauregard puis par le duc des Cars. Beaucoup d'habitants du hameau sont alors employés au domaine de la Roche de Bran par le duc des Cars puis la famille de Murard. Dans les années 1920, celle-ci vend la plupart des habitations qu'elle possédait à Charassé. Le hameau connaît par ailleurs une importante activité liée à la proximité de la forêt de Moulière, que ce soit par l'intermédiaire de l'auberge forestière ou de la scierie établie au sud, sur la route de Bignoux. Cette dernière activité s'exerce aujourd'hui encore à l'entrée sud-ouest du hameau. (1).

Le manoir du Grand Charassé (ferme fortifiée)

« Ancien fief relevant de la Tour Maubergeon de Poitiers, Charassé est cité pour la première fois en 1211. A cette date, le chapitre de Notre-Dame-la-Grande de Poitiers, propriétaire de la seigneurie de Montamisé, se voit reconnaître le droit de lever la dîme sur les terres de Charassé.
Charassé est de nouveau cité en 1324, 1337, 1357, 1392 et 1397. Le seigneur de ce fief est tenu au devoir d'un épervier ou d'un émerillon envers le roi. Le 27 septembre 1410, Jean de Craon, sire de la Suze, de Champtocé et de Chéneché, rend aveu et dénombrement au duc de Berry pour son « hébergement de Characé ». Près d'un siècle plus tard, en 1495, Charassé appartient à Simon Herbert, bientôt maire de Poitiers, en ayant hérité de sa femme Marie de Janoilhac, pour lui et pour ses enfants Nicolas et Marie. Il passe ensuite à son gendre Mathurin de Conzay. En 1580, demoiselle Anne de Conzay est dame de Charassé. L' « hostel noble » de Charassé est mentionné en 1578. En 1639, demoiselle Louise Cousture veuve de feu Laurent Gaultier, docteur en droit, est dite dame de Charassé. En 1651 et 1667, c'est Gaspard de Chessé, écuyer, qui est seigneur de Charassé. Le 29 septembre 1656, il est le parrain d'une nouvelle cloche de l'église de Montamisé. Charassé tombe ensuite dans l'escarcelle des seigneurs de la Roche de Bran. Le 29 mai 1711, dame Marie-Henriette de Fourny, veuve de Pierre Thoreau, seigneur de la Roche de Bran, rend un aveu pour les fiefs de Charassé et de la Jourie. Le 13 mars 1748, son fils François Thoreau est dit chevalier, seigneur de la Roche-de-Bran et de Charassé. En 1775, son fils François Thoreau vend non seulement la Roche-de-Bran mais aussi Charassé à Jacques-René-Joseph-Marie Esperon de Beauregard, écuyer, conseiller du roi, président trésorier de France au bureau des finances de Poitiers. En 1822, les neveux et héritiers de M. de Beauregard vendent la Roche-de-Bran et les domaines qui en dépendent, dont Charassé, à François Chazaud, receveur général de la Vienne, qui les revend en 1828 à Amédée-François-Régis de Pérusse, duc des Cars. Passé ensuite de propriétaires en propriétaires, Charassé a été acquis en 1923 par la famille Laverré. »(1)

Manoir de la Grand Cour

« La date 1610 autrefois inscrite, selon les témoignages oraux, sur le linteau de la porte du logis, et aujourd'hui disparue, la date 1620 inscrite sur l'amortissement central de la porte piétonne du portail, et enfin la fenêtre passante du logis, permettent de dater ce domaine du 17e siècle. Il n'est toutefois pas exclu que certains éléments soient plus anciens (meurtrière près du pigeonnier, corbeau en pierre remployé dans l'appentis, corbeaux à la porte de la grange). Le logis a subi d'importantes transformations à la fin du 20e siècle. Il abrite maintenant plusieurs logements. La répartition actuelle du bâti reste malgré tout très proche de celle observée sur le plan cadastral de 1817. Seuls ont disparu un édifice prolongeant la grange en L vers le sud, et une aile au nord du logis. » (1)

      

Mémoire des hommes qui ont marqué le village

A partir de 1836, le recensement est nominatif  mais il faut attendre 1841 pour avoir un classement par village. Nous ne pourrons donner que quelques exemples, dans la longue liste des hommes et femmes qui par leur travail, leur courage ont construit la vie du village de Charassé.

En 1841 citons :

  • Michaud Jean, scieur de long, marié à Dugne Marie, ils auront six enfants.
  • Massé Louis, journalier, marié à Lebeau Marie Anne (+ en 1847), il se remariera avec Catherine Laurendeau en 1849 à Montamisé.
  • Massé Joseph, journalier, marié à Sapin Marie, ils ont deux enfants.

En 1846 citons :

  • Cariot Louis, journalier, 34 ans, marié à Messy Rose, 31 ans, ils ont deux enfants.
  • Maillet François, propriétaire, 50 ans marié à Dubreuil Louise, 48 ans.
  • Perruchon Pierre, cultivateur, 50 ans, marié à Sabourin Jeanne, 40 ans.
  • Martin François, cultivateur, 36 ans, marié à Perruchon Marie 36 ans, un fils Pierre (3ans).

En 1851 citons :

  • Briand Antoine, journalier, 39 ans marié à Bourdeau Radegonde, 35 ans, ils ont deux enfants.
  • Richard François, journalier puis tuilier, 47 ans marié à Sarrazin Jeanne, 37 ans, ils ont quatre enfants.
  • Girault Jean, journalier puis cultivateur, 41 ans, marié à Guillon Marie 40 ans, ils ont cinq enfants.

En 1856 citons :

  • Joyeux François, cultivateur, 50 ans marié à Morillon Catherine 44 ans, ils ont quatre enfants.
  • Raveau Auguste, cabaretier, 37 ans, marié à Camusard Jeanne 38 ans, ils ont trois enfants et une domestique.
  • Bernier Louis, journalier puis menuisier, 29 ans marié à Guittet Jeanne 29 ans (+ en 1864), il se remariera avec Sarrazin Jeanne à Montamisé en 1867 (celle-ci étant veuve de Richard François).

En 1861 citons :

  • Delhomme Pierre, chaufournier, 27 ans marié avec Neveu Louise 27 ans, ils ont quatre enfants et trois domestiques.
  • Montois Félix, tonnelier, 41 ans marié avec Deschamps Rose, deux enfants.
  • Amiet Pierre, tisserand, 41 ans marié avec Roy Louise 39 ans.
  • Bozier Jean, tisserand, 39 ans marié avec Braud Virginie 38 ans, trois enfants.

En 1872 citons :

  • Choisie Charles, charron, 32 ans, marié à Michaud Euphrasie, ils auront quatre enfants et une lignée de charron à Montamisé, son fils Charles Urbain marié à Rivière Marcelline Armance, son petit-fils Charles Marcel marié à Rat Céline Lucie, il sera Maire de Montamisé de 1947 à 1971, enfin son arrière petit-fils Robert Choisie, lui sera receveur des postes et se mariera avec Michelle LOUIS.
  • Thomas Eugène, menuisier, 31 ans, marié à Montois Rosalie quatre enfants, après le décès de son épouse en 1892, il se remariera avec Plaud Louise en 1906 à Montamisé.

En 1901 citons :

  • Duverger Louis Victor, tuilier, 41 ans, marié à Armigny Louise, ils auront cinq enfants.
  • Maillet Sylvain, épicier, 36 ans, marié à Beaudeau Emilie, quatre enfants.
  • Laverré Jean Victor, fermier, 36 ans marié à Bodin Léontine, deux enfants, deux domestiques.

En 1926 citons :

  • Laverré Louis Georges Augustin, cultivateur propriétaire, marié à Jahan Jeanne Florence, ils auront trois enfants dont Robert Laverré, figure sympathique et bien connue des montamiséens, marié à Jouteux Madeleine, impliqués dans la vie associative… la famille Laverré est propriétaire, depuis 1923, de la ferme fortifiée où manoir du Grand Charassé.
  • Gardien Auguste, journalier puis cultivateur, marié à Duverger Antonine.
  • Touret Henri, journalier puis cultivateur, marié à Pichot Yvonne, quatre enfants.
  • Rat Octave, aubergiste, marié à Joyeux Marie Eugénie, ils auront sept enfants et une longue descendance de montamiséens. Il tient la célèbre auberge forestière de Charassé, lieu conviviale et festif où d’après une ancienne carte postale « on loge à pied et à cheval » et on y consomme « des vins et liqueurs de 1°choix »…

En 1936 citons :

  • Bernier Eugène Louis, fabricant de caisses (patron), marié à Godin Aimée.
  • Pichault Désiré Louis, bûcheron, marié à Mauduit Marie Anne, ils auront dix enfants.

En 1954 citons :

  • Guignard Yvon Alcide, cultivateur puis exploitant forestier, marié à Montois Marthe, ils auront cinq enfants.
  • Devaux Maurice, bûcheron, marié à Gourgeau Raymonde.

        

Recensement et démographie de Charassé

Années

Charassé

Nb de Maisons

Charassé

Nb d’Individus

Montamisé

Population totale

1946

31

93

769 (municipale)

1936

35

107

865 (municipale)

1931

26

74

824 (municipale)

1926

36

122

880 (municipale)

1921

39

131

910 (municipale)

1911

37

125

930 (municipale)

1906

38

128

984 (municipale)

1901

40

136

987

1896

37

132

993

1891

36

133

1030

1886

34

151

1130

1881

41

148

1142

1876

40

149

1061

1872

37

124

898

1866

34

149

1002

1861

36

151

1034

1856

39

135

983

1851

36

139

977

1846

35

129

935

1841

Non indiqué

128

905

1836

Non indiqué

Non indiqué

846

Route de la forêt, rue de Moulière, route de Bignoux, allée des Cerisiers, chemin des Tailles, chemin des Acacias, chemin de la Grand’ Cour, allée de la Croix St Hubert, rue de la Croix St Hubert.

En bordure du bois de Charassé et de la Forêt de Moulière, le village de Charassé forme un ensemble harmonieux où se mêlent les souvenirs des travailleurs de la forêt d’antan, leur connivence avec la nature et les gens d’aujourd’hui soucieux de défendre leur environnement, leur cadre de vie.

   

Sources :

  • (1) Inventaire du patrimoine de la CAP, Yannis Suire, 2006.
  • (2) « Origine des noms de villes et villages dans la Vienne » de JM Cassagne et Mariola Korsak (éditions Bordesoulles).
  • Dictionnaire topographique de la Vienne de Louis Redet.
  • AD 86 Archives en ligne : Registres paroissiaux et d'état civil et recensement de la population.
  • Archives départementales de la Vienne E nouveau 1346 à 1351 et 1353. 1410-an XII : seigneurie de Charassé, titres de propriété et arrentements.
  • Archives départementales de la Vienne E nouveau 1346. 1404, 16 mars : aveu rendu par plusieurs habitants de Charassé, la Jouherie, Croussé et Montigné au duc de Berry, comte du Poitou, du devoir de service armé et de celui de faire la levée en la forêt de Moulière quand le duc chasse ou fait chasser.
  • Archives départementales de la Vienne G 1203, chapitre Notre-Dame de Poitiers, seigneurie de Montamisé. 1584, sentence du présidial de Poitiers au sujet des étangs de Charassé.
  • Archives départementales de la Vienne J dépôt 22, chartrier de la Roche de Bran, liasse 93. 18 e-19 e siècles : ventes de métairies. (1).

       

Montamisé, le 7 janvier 2015

Article de Jean-François LIANDIER