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L’agriculture à Montamisé

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Panorama de l’agriculture à Montamisé d’hier à aujourd’hui

L’agriculture dans la Vienne en 2010

Le recensement agricole a lieu tous les 10 ans, le dernier en date est celui de 2010, c’est un outil statistique important pour les agriculteurs mais aussi pour tous les citoyens, sécurité alimentaire, qualité des produits, préservation de l’environnement sont plus que jamais au cœur des préoccupations des Français…

« La Vienne compte près de 5 200 exploitations, soit 2 200 exploitations de moins qu’en 2000. Leur taille moyenne atteint 91 hectares contre 68 hectares en moyenne régionale et 56 hectares en moyenne nationale. Les exploitations spécialisées dans les grandes cultures sont toujours les plus nombreuses…
Les exploitations agricoles à responsabilité limitée (EARL) sont les principales bénéficiaires de la période 2000-2010. Leur nombre a progressé de 42 %. Elles contribuent aujourd'hui à 31 % du potentiel de production départementale…
474 600 hectares de surface agricole utilisée (SAU) :

  • 69 % de cultures en céréales, oléagineux, protéagineux,
  • 18 % de cultures fourragères,
  •  7 % de superficies toujours en herbe,
  • 5 % des superficies en jachères,
  • 1 350 hectares de vignes,
  • 2 000 hectares de légumes secs ou frais dont 1 330 hectares de melons, 650 hectares de cultures permanentes (hors vignes) dont 400 de pépinières ornementales, fruitières et forestières…

100 exploitations ont des ovins, elles détiennent 45 % des ovins de Poitou-Charentes, 350 exploitations ont des caprins, elles détiennent 25 % du cheptel caprin de la région, 1 200 exploitations ont des bovins, soit 20 % des bovins picto-charentais…
26 % de la superficie agricole n'ont pas reçu de traitement phytosanitaire… »

Source : DRAFF Agreste RA 2010

L’agriculture à Montamisé en 2010

Le recensement de 2010 nous permet de faire des comparaisons par rapport à 2000.

L’agriculture à Montamisé en remontant le temps

-> Vers 1978 la totalité des terres cultivées est d’environ 1900 ha répartis en 31 exploitations (exception faite des 240 ha de la plus importante), la moyenne est de 55 ha par exploitation.
L’âge moyen des agriculteurs est de 48 ans.

-> Vers 1925, notre commune compte 110 agriculteurs sur des superficies de 2 à 40 ha (et plus pour quelques unes), ils pratiquent la polyculture et un élevage diversifié. Les marchés et foires sont très fréquentés, des syndicats de battage pour l’achat et l’entretien du matériel se forment et groupent plusieurs villages…

Les divers recensements appelés aussi dénombrements sont de bons indicateurs pour observer l’évolution de la population rurale et la part des agriculteurs :

-> En 1881 la population de Montamisé est de 1142 habitants
Le total général des individus vivant directement ou indirectement de l’agriculture est de 911 personnes (79,77%) soit 471 hommes et 440 femmes.

-> En 1872 la population de Montamisé est de 898 habitants.
Le total général des individus vivant directement ou indirectement de l’agriculture est de 819 personnes (91,20%) soit 419 hommes et 400 femmes.
Ce même recensement dénombre également les animaux domestiques :

  • Race chevaline : 37
  • Race mulassière : 18
  • Race asine : 72
  • Race bovine : 205
  • Race ovine : 1528
  • Race porcine : 119
  • Race caprine : 40

On apprend également qu’il y avait 4 ruches et pour la volaille : 35 dindes, 145 oies, 2484 poules et poulets, 35 pigeons.
Le nombre approximatif de chiens était de 75.

-> En 1866, la population de Montamisé est de 1002 habitants.
L’agriculture fait vivre directement ou indirectement 724 personnes (377 hommes et 347 femmes) soit 72,26% de la population.
Le bétail est également recensé…

-> En 1851, la population de Montamisé est de 977 habitants.
L’agriculture fait vivre :

  • Propriétaires cultivateurs : 40 hommes et 10 femmes
  • Fermiers : 25 hommes et 2 femmes
  • Fermiers propriétaires : 68 hommes et 5 femmes
  • Journaliers (vignerons, jardiniers, laboureurs etc.) : 200 hommes et 30 femmes
  • Domestiques attachés à l’exploitation (valets de ferme, bergers etc.) : 50 hommes et 41 femmes.

Conclusion

Comme nous venons de le voir, au fil du temps, Montamisé commune rurale est devenue commune périurbaine, dans l’agglomération de Poitiers, avec pour conséquence une diminution du nombre des exploitations agricoles, une augmentation des surfaces agricoles utilisées par exploitant. On observe le même phénomène dans la Vienne qui a perdu plus d’un tiers de ses exploitations entre 2000 et 2010…
On remarque également une augmentation des EARL (42% dans la Vienne) avec pour corollaire une diminution des exploitants individuels. Ces Exploitations Agricoles à Responsabilité Limité, favorisent une meilleure protection des exploitants, le statut protège en effet les biens personnels en les séparant du capital de la société…
Les revenus des agriculteurs sont également au cœur du problème afin de leur permettre de « vivre de leur travail et non plus survivre »…
L’agriculture dont la vocation première, faut-il le rappeler, est de nourrir la population, est au cœur des enjeux économiques et environnementaux de ce 21°siècle. Plus de professionnalisation, plus de formation, une agriculture diversifiée et intégrée à son environnement, tels sont les enseignements de ce recensement 2010 de notre agriculture.

Définitions :

  • L’Exploitation Agricole à Responsabilité Limitée (EARL) est une forme de société civile à objet agricole. Créée par la loi du 11 juillet 1985, elle est régie par les articles L.324-1 à L.324-11 et D.324-2 à D.324-4 du Code rural et de la pêche maritime et les articles 1845 et suivants du code civil.
  • Le Groupement Agricole d’Exploitation en Commun (GAEC) est une société civile agricole de personnes permettant à des agriculteurs associés la réalisation d’un travail en commun dans des conditions comparables à celles existant dans les exploitations de caractère familial. Créé par la loi du 8 août 1962, le GAEC est régi par les articles L.323-1 à L.323-16 et R. 323-1 à R.323-51 du code rural et de la pêche maritime (CRPM) et les articles 1845 et suivants du code civil.

                    

Sources :

              

Montamisé, le 9 janvier 2012

Article de Jean-François Liandier