Le cimetière de Montamisé
Sous l’Ancien Régime le cimetière appartenait à la paroisse.
Le cimetière primitif entourait l’actuelle église et lors de travaux de terrassement ou de voirie on a mis à jour plusieurs sarcophages datant du VIII ou IX siècle selon la DRAC.
Les nobles et les curés de la paroisse avaient le privilège de se faire enterrer dans l’église comme nous l’indique ces quelques extraits des registres paroissiaux :
- Le 18 juin 1664, sépulture dans l’église d’un fils (8 jours) de Henry de Fourny, écuyer, sieur de la Roche de Bran et de Nicole Richard.
- Le 2 avril 1714, sépulture dans l’église de messire Nicolas Granvillain, curé de la paroisse.
- Le 22 décembre 1761, sépulture dans l’église, de messire François Taveau de Morthemer, chevalier, seigneur de « Corsecq » (50 ans).
- Le 1er juin 1763 sépulture dans l’église, de messire François Thoreau de Rouilly, chevalier, seigneur de la Roche de Bran (65 ans).
Au sortir de la révolution et après le rétablissement des cultes, le cimetière devient propriété communale.
Pour en finir avec divers désordres et problèmes de salubrité publique, l’empereur Napoléon I,
s'appuie alors sur le Décret impérial du 23 Prairial an XII (12 juin 1804) qui réglemente la pratique et la police des inhumations. II peut être considéré comme le texte fondateur dans ce domaine.
Auparavant, en effet, aucun texte de loi n'avait pris en compte et régi l'ensemble de l'organisation interne et externe du cimetière.
Voici un extrait de ce texte de référence :
TITRE Ier
Des Sépultures et des Lieux qui leur sont consacrés.
- Article 1er . Aucune inhumation n'aura lieu dans les églises, temples, synagogues, hôpitaux, chapelles publiques, et généralement dans aucun édifice clos et fermé où les citoyens se réunissent pour la célébration de leurs cultes, ni dans l’enceinte des villes et bourgs.
- Article 2 . Il y aura hors de chacune de ces villes ou bourgs, à la distance de trente-cinq à quarante mètres au moins de leur enceinte, des terrains spécialement consacrés à l'inhumation des morts.
- Article 3 . Les terrains les plus élevés et exposés au nord seront choisis de préférence; ils seront clos de murs de deux mètres au moins d'élévation: On y fera des plantations, en prenant les précautions convenables pour ne point gêner la circulation de l'air.
- Article 4 . Chaque inhumation aura lieu dans une fosse séparée ; chaque fosse qui sera ouverte aura un mètre cinq décimètres à deux mètre de profondeur, sur huit décimètres de largeur et sera ensuite remplie de terre bien foulée.
- Article 5 . Les fosses seront distantes les unes des autres de trois à quatre décimètres sur les côtés, et de trois à cinq décimètres à la tête et aux pieds.
- Article 6 . Pour éviter les dangers qu'entraîne le renouvellement trop rapproché des fosses, l'ouverture des fosses pour de nouvelles sépultures n'aura lieu que de cinq années en cinq années; en conséquence, les terrains destinés à former les lieux de sépulture seront cinq fois plus étendus que l'espace nécessaire pour y déposer le nombre présumé des morts qui peuvent y être enterrés chaque année. etc.
La commune de Montamisé mettra quelque temps avant de s’y conformer, puisqu’il faut attendre une délibération du conseil municipal en date du 23 novembre 1823, le Maire de Montamisé est alors M Taveau de Morthemer : « M Guérinas offre gratuitement un terrain d’environ 3 boisselées touchant au levant au champ de foire de Montamisé, entouré au midi et au couchant des terres de M Deforge et borné au nord par le chemin qui conduit le dit bourg de Montamisé à Sarzec pour en faire un nouveau cimetière plus convenable aux sépultures que l’ancien. »
Le 18 janvier 1824 le conseil décide que le cimetière (127m de long sur 63m de large) sera enclos au cours de cette année. Financé par un impôt extraordinaire de 1200 F payable par moitié en 2 ans à compter de 1824.
Puis avec la loi du 9 Décembre 1905 qui entérine la Séparation de l'Église et de l'État et décide la fin de l'existence des Fabriques, le cimetière appartient entièrement à la commune, qui est chargée de son administration et de son entretien.
Le cimetière communal possède aussi un caractère profondément religieux qui tient à l'ornementation des tombes. Ainsi, pendant tout le XIXème siècle, la croix de fer ou de bois, les monuments de pierre et même des chapelles funéraires se dressent au milieu du "champ des morts". Ils témoignent d'une volonté de localiser les lieux d'inhumation et donc de l'affection des familles pour les défunts.
Cependant, les croix de fer et les chapelles funéraires laissent progressivement la place, dans la seconde moitié du XXème siècle, aux caveaux funéraires familiaux.
Quelques photos du cimetière de Montamisé
On y voit bien l’évolution de l’art funéraire.
Vers un nouveau cimetière....
La Commune a fait l'acquisition d'un terrain Route de Dissay, à La Roche de Bran d'une superficie de 54 400 m2 dans l'optique d'y faire un nouveau cimetière.
Agenda
Evènement à la une
Tournoi Fabrice Duboisle 11/09/2010
- 25/09/2010 Salon International de l'Oeuf décoré
- 23/10/2010 Soirée dansante du FCM
- 24/10/2010 Thé dansant avec le Club des Aînés
- 06/11/2010 Match d'impro
- 11/11/2010 Commémoration du 11 novembre 1918
- 14/11/2010 8e Course de l'Automne