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Les prisonniers de guerre montamiséens (1940-1945)

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Préambule

Le recensement des prisonniers de guerre qui avaient leur résidence dans notre commune (natif ou non) s’appuie sur le fichier des prisonniers de guerre de la Vienne, détenu aux archives départementales. Ce fichier comporte plus de 6500 fiches, classées par ordre alphabétique et non par commune, d’où un travail important de consultation. Ce recensement ne prétend pas être exhaustif, d’autant plus que nous ne sommes pas certains que ce fichier soit complet.

Un travail de recoupement, dans la mesure du possible, avec les registres matricules a été nécessaire mais là encore, on se heurte à plusieurs difficultés, on ne possède pas de liste nominative par commune des soldats mobilisés, de nombreuses classes furent rappelées et les registres matricules donnent des informations très variables…

     

Les origines du fichier des prisonniers de guerre de la Vienne

« Les documents conservés sous la cote 133 W constituent un fichier des prisonniers de guerre originaires de la Vienne, établi durant l’Occupation (les fiches elles-mêmes ne sont pas précisément datées). La provenance et les circonstances de l’entrée de ce fichier aux Archives départementales ne sont pas connues.

Cependant, on sait qu’un « recensement général et professionnel des prisonniers de guerre » a été réalisé en 1942 : une circulaire du chef du Service du recensement des prisonniers de guerre aux maires de zone occupée, en date du 12 octobre 1942, rappelle que « devaient être recensés tous les prisonniers dont les familles habitaient votre commune, même provisoirement, à l’époque du recensement, ou qui, sans famille, l’habitaient avant le départ sous les drapeaux ». Cette circulaire annonçait aux maires l’achèvement de ce recensement. Elle est jointe à une autre circulaire adressée, le 26 octobre suivant, aux préfets pour leur faire part de l’annonce faite aux maires1. Elle précise que le fichier central ainsi constitué à Paris est doublé par des fichiers départementaux confiés, dans chaque département, à la « Maison du prisonnier ». Il est donc possible que le présent fichier soit celui conservé par la « Maison du prisonnier de la Vienne », sans que nous disposions de précisions sur cette entité. » Source : AD86

        

Les camps de prisonniers de guerre

Le 2 septembre 1939, la France mobilise, cette mobilisation va concerner 4 734 250 français.

« Au cours de la campagne de France (mai–juin 1940), 1 800 000 soldats français furent capturés par les troupes allemandes avant d’être internés dans différents types de camps.
On doit distinguer entre les frontstalags, camps installés dans la France occupée d’où les prisonniers furent transférés en Allemagne (sauf la plupart des soldats français d’outre-mer qui y demeurèrent), et les camps établis sur le territoire du Reich allemand : les oflags (camps d’officiers) et les stalags (camps de sous-officiers et de soldats).
Au nombre de soixante-quinze, oflags et stalags étaient répartis dans les régions militaires allemandes (Wehrkreis) dont ils portaient le numéro suivi d’une lettre (IA, IB, etc.). Chaque camp était constitué d’un camp central et de kommandos de travail pouvant grouper de quelques hommes (fermes agricoles) jusqu’à plusieurs centaines (chantiers, usines, mines). Neuf prisonniers sur dix étaient utilisés dans les kommandos de travail.
L’administration de chaque camp comprenait les services allemands (Kommandantur) et l’équipe de « l’homme de confiance », prisonnier représentant ses camarades auprès de la Kommandantur du camp et des services de liaison français (ou le doyen des officiers pour les oflags). » (Source : Archives Nationales)

Le prisonnier à son arrivée au camp, doit porter un numéro d’immatriculation, comme kriegsgefangener (K.G) c’est à dire prisonnier de guerre, « Ce numéro, gravé sur une plaque de métal, il devra toujours l’avoir sur lui, prêt à être présenté à toute réquisition. Le P.G gardera ce numéro matricule, restera attaché au camp où il a été immatriculé pendant toute la durée de sa captivité, quelles que soient ses pérégrinations et changements d’affectation. »

Il y avait à Poitiers le frontstalag n° 230 c'était l'appellation officielle du camp de La Chauvinerie. Ce camp a été ouvert par la Wehrmacht du 20 juillet 1940 au 7 avril 1942. Elle y a incarcéré ceux que l'on appelait « les tirailleurs sénégalais ». Originaires d'Afrique Noire, mais aussi Malgaches, Antillais, Indochinois, arrêtés après l'armistice signé par Vichy…

Vous pouvez télécharger ici un dossier très intéressant sur les prisonniers de guerre français en Allemagne, conçu et réalisé par le Musée de la Résistance et de la Déportation d’Angoulême.

        

Notices biographiques des prisonniers de guerre montamiséens

ARDOUIN Louis
Il est né le 3 août 1900 à la Chapelle-Montreuil (86), fils de Louis Ardouin et Clémence Audebert, marié à Rat Marie, il exerce la profession de cultivateur à La Richardière, commune de Montamisé. A la mobilisation, il est soldat au 206 RAL, prisonnier au stalag IX-A, matricule 30911, situé à Ziegenhain (Allemagne, Land de Rhénanie-Palatinat).

BERNARD Fernand
Il est né le 13 octobre 1914 à Montamisé, fils de Fernand Bernard et Marie Louise Angélique Lacroix, marié avec Suzanne, Madeleine Brisson, il exerce la profession de cultivateur à Sarzec. A la mobilisation, il est caporal au 64°RI, prisonnier au stalag VI-J situé à Krefeld-Fichtenhain (Allemagne). Rapatrié le 17 janvier 1944 et démobilisé à la même date.

BERNIER André, Alcide
Il est né le 9 juin 1919 à Montamisé, fils de Charles Bernier et Berthe Bauzier, marié à Jeanne, Raymonde Dupuy, il exerce la profession de boulanger-pâtissier. A la mobilisation, il est soldat au 4° Dragons portés de Verdun, prisonnier au stalag I-B, matricule 21694, situé à Hohenstein en Prusse orientale.

BERTRAND Maxime, Léon
Il est né le 21 novembre 1905 à Tronc, commune de Montamisé, fils de Léon Bertrand et Marie Eugénie Pineau, marié à Andréa, Léonce Cluzeaux, il exerce la profession de sellier garnisseur à Poitiers. A la mobilisation, il est soldat au dépôt n°9 de Poitiers, fait prisonnier à Poitiers le 23 juin 1940 et interné au stalag IX-C, AK 23B, matricule F 5181 / 5259, situé près de Bad Sulza entre Leipzig et Erfurt, Land de Thuringe. Rapatrié le 11 mai 1945 et démobilisé au CD de Poitiers le 18 mai 1945.

BOMBARD Paul
Il est né le 6 octobre 1917 à St Germain (86), fils de Louis Bombard et Marie, Germaine, Clémence Gardien, marié à Lucienne, Marie Brun, il exerce la profession de cultivateur à Mortier, commune de Montamisé. A la mobilisation, il est soldat au 32°RA à Vincennes, prisonnier au stalag IX-C, matricule 13467, situé à Bad Sulza, entre Erfurt et Leipzig en Thuringe.

BOMBARD Roger
Il est né le 22 juillet 1915 à St Germain (86), fils de Louis Bombard et Marie, Germaine, Clémence Gardien, marié à Madeleine, jacqueline, Marie Naudin, il exerce la profession de cultivateur à Mortier, commune de Montamisé. A la mobilisation, il est soldat au 95°RI à Bourges, fait prisonnier le 15 juin 1940 à Etampes, interné au Stalag IV-A avec le matricule 12464. Ce camp d'Estelhorst Stalag IV-A ( Nardt actuellement), était situé  près de Hoyerswerda à 70 kms au nord de Dresde, d'Août 1940 à fin de l'année 41. En 1942, le Stalag IV-A est transféré à Hohnstein en Saxe à environ 30 kms à l'est de Dresde. Roger Bombard fut rapatrié le 16 avril 1943 et démobilisé le 21 avril 1943 à Bourges.

BONNET Eugène
Il est né le 16 mars 1908 à Montamisé, fils d’Olivier Bonnet et Céline Michelet, marié à Anne Gaboriaud, il exerce la profession de cultivateur, son domicile avant-guerre, se trouvait à Poitiers. A la mobilisation, il est soldat au 135°RI, il est prisonnier au stalag XVII-B situé à Krems-Gneixendorf (Basse-Autriche). Rapatrié le 5 juin 1945 et démobilisé le 16 juillet 1945.

 « Le Stalag XVII B est l'un des plus grands camps de prisonniers de guerre du IIIe Reich. Les neuf dixièmes des prisonniers immatriculés à Gneixendorf vivaient hors du camp de base, dans des détachements de travail (Arbeitskommando) répartis dans toute la XVIIe circonscription militaire. Ces prisonniers sont encadrés par 12 compagnies de la Wehrmacht, et forment environ 1 000 détachements de travail comprenant entre 5 et 1 000 prisonniers. La plus grande partie des prisonniers est ainsi dispersée dans les commandos de travail, en dehors du camp proprement dits, pour effectuer des travaux agricoles ou de boisement, mais également travailler dans l'exploitation minière, l'industrie et l'artisanat, ou le bâtiment…
En décembre 1940, on dénombrait environ 45 000 Français et Belges au Stalag XVII B. Entre 1940 et 1943, du fait de la libération des Flamands, des rapatriements massifs de Français, de la transformation de 3 000 hommes en travailleurs civils et de la création du Stalag 398, les effectifs fondent : en décembre 1943, il n’y a plus que 15 000 Français et 3 000 Belges au Stalag XVII B, auxquels s’ajoutent 15 000 Soviétiques, 8 000 Yougoslaves 1 200 Britanniques, 1 500 Italiens, quelques centaines de Roumains et Slovaques, et 4 000 sous-officiers américains, rigoureusement séparés des autres.
Les rapatriements ont concerné, dès l’automne 1940, les anciens combattants de la Première guerre mondiale, les pères de plus de quatre enfants, les mineurs. Puis ont été rapatriés les malades déclarés « inaptes » ou « sanitaires » en surnombre. Deux convois de « marins » ont également regagné la France en décembre 1941 et janvier 1942…

Devant l’arrivée des armées russe et américaine, l’ordre d’évacuation du Stalag XVII B est donné le 9 avril 1945.
Tous les prisonniers de Krems-Gneixendorf sont alors évacués vers le centre de rétention de Braunau, à quelque 300 kilomètres de Krems. C'est la 13e Division blindée américaine qui libère les évacués le 2 mai 1945. Les prisonniers de guerre français du Stalag XVII B se voient confier la tâche d’assurer l’administration du village d’Überackern. Le 12 mai commencent les opérations de transfert des prisonniers de guerre en camion américain vers l’aéroport de Pocking et leur rapatriement, en gros porteurs, vers les aéroports de Châteaudun, Reims, Le Bourget…
300 malades sont pour leur part restés à Gneixendorf et sont libérés par les troupes russes le 9 mai. Le 29 mai, les Russes concentrent à Gmünd tous les prisonniers de Basse-Autriche en vue de leur rapatriement par le fer. » (Source : Marion Duvigneau-Généanet).

BOZIER André
Il est né le 13 mai 1914 à Montamisé au village de La Germonière, fils de Désiré Bozier et Marie, Joséphine, Albertine, Eugénie Soreau, marié à Simone, Renée Bréboin, il exerce la profession de cultivateur à Ansoulesse, commune de Montamisé. A la mobilisation, il est Caporal au 13°RI, prisonnier de guerre au stalag I-B matricule F 21750, situé à Hohenstein en Prusse orientale (aujourd'hui Olsztynek , Pologne ). Rapatrié le 12 juin 1945, démobilisé le 5 juillet 1945 à Poitiers.

BRECHET Marcel
Il est né le 6 juin 1905 à St Georges, fils de Firmin, Alphonse, Marie Bréchet et Emilia, Marie, Chérie, Augustine Suire, marié à Marguerite Emilienne Génier, il exerce la profession de chauffeur. A la mobilisation, il est Brigadier-chef au 141°RALH, 5° batterie, fait prisonnier le 25 juin 1940 au bois de Corcieux, interné au stalag IV-C, matricule 4240, situé à Wistritz, Sudètes (maintenant Dubí, République tchèque). Rapatrié le 27 mai 1945 et démobilisé le 5 juin 1945 à Poitiers.

DENIORT Ferdinand
Il est né le 4 août 1905 à Lusignan, fils de Louis, Eugène Deniort et Eugénie Moreau, marié à Henriette Sainvé, il exerce la profession de cultivateur au Petit Nieul, commune de Montamisé. Ala mobilisation, il est soldat au 115°RAL, prisonnier au stalag VI-C, matricule 8939, situé à Bathorn (Allemagne) ce stalag fut libéré le 5 avril 1945 par les troupes canadiennes.

DENIS Louis, Joseph
Il est né le 27 février 1915 à Montamisé, fils de Louis, Joseph Denis et Marie, louise Messy, marié à Rosette Moricet, il exerce la profession de cultivateur à Chabournay (86). A la mobilisation, il est Brigadier au 220°RANA, fait prisonnier 22 juin 1940 à Anché et interné au stalag VI-A, matricule 45734, situé à Hermer dans le Land de Rhénanie du Nord-Westphalie au sud-est de Dortmund. Le camp fut libéré par la VII° armée américaine le 14 avril 1945. Rapatrié le 30 avril 1945 et démobilisé le 12 mai 1945 à Poitiers.

DENIS Roland
Il est né le 4 novembre 1911 à Montamisé, village de Sarzec, fils de Joseph, Jean, Désiré Denis et Marie Jeanne Péronnet, pupille de la Nation, marié avec Renée Marcelle Baufreton, il exerce la profession de cultivateur à Sarzec. A la mobilisation, il est soldat au 113°RI de Blois, prisonnier au stalag III-C, matricule 11459, situé à Alt Drewitz dans le Brandebourg (aujourd'hui Kostrzyn-Drzewice).

DESGRANGES Emilien, Augustin
Il est né le 30 janvier 1907 à Poitiers, au lieu-dit le Breuil-Mingot, fils de François Desgranges et d’Eugénie Bagot, il exerce la profession de cultivateur à Mortier, commune de Montamisé. A la mobilisation, il est soldat au 219°RAL, fait prisonnier au stalag II-C, matricule 25828, situé à Greifswald, ville du nord de l'Allemagne, dans le land du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Rapatrié le 19 mai 1945 et démobilisé le 26 juin 1945.

DESGRANGES Hubert, André
Il est né le 24 août 1913 à Poitiers, fils de François Desgranges et Eugénie Bagot, marié avec Odette, Paulette Pichard, il exerce la profession de cultivateur à Mortier, commune de Montamisé. A la mobilisation, il est soldat au 105°RAL de Bourges, fait prisonnier à Lille et interné au stalag VI-A, matricule 13834, situé à Hemer (Allemagne). Rapatrié et démobilisé le 4 mai 1945.

DOUET Albert Florent
Il est né le 16 juillet 1900 à Langeais (37), fils de Julien Baptiste Douet et Faustine Alexandrine Boizard, il exerce la profession de cultivateur à La Roche de Bran, commune de Montamisé. A la mobilisation, il est soldat au 612° Régiment de Pionniers, fait prisonnier à Rambervillers et envoyé au stalag IV-D (matricule 66933), situé à Torgau en Saxe, à environ 50 kms au nord-est de Leipzig. Il sera rapatrié le 2 mai 1945.

FOUSSARD Albert
Il est né le 8 février 1915 à Montamisé, fils de Henri, Alphonse Foussard et Marie Maillet, il exerce la profession de cultivateur à Tronc, commune de Montamisé. A la mobilisation, il est soldat au 13° RI, fait prisonnier à Rambervillers le 20 juin 1940 et interné au stalag XII-B, matricule 3870, situé à Frankenthal dans le land de Rhénanie-Palatinat. Cessation de la captivité le 6 avril 1942 et démobilisé le 12 mai 1942 par le CD de Toulouse. Il a obtenu la médaille des évadés (décret du 12-2-1955).

FRADET Henri
Il est né le 21 janvier 1903 à Nieuil-l’Espoir, fils d’Antoine Fradet et Juliette Roux, il exerce la profession de cultivateur à La Roche de Bran, commune de Montamisé. A la mobilisation, il est soldat au 141° RAL d’Angers, fait prisonnier au stalag XVIII-A, matricule 77745, situé à Wolfsberg, aujourd’hui dans le Land de Carinthie en Autriche.

GIRAULT Guy
Il est né le 20 juillet 1918 à Montamisé (pupille de la Nation), fils de Fernand, Guy Girault et Henriette, Désirée Vaudeleau, marié avec Raymonde Verger, il exerce la profession de cultivateur à Tronc, commune de Montamisé. A la mobilisation, il est soldat au 23° RIC, prisonnier au stalag III-A, matricule 55077, situé à Luckenwalde dans le Brandebourg (Allemagne).

GIRET Charles, Pierre
Il est né le 15 décembre 1910 à Chasseneuil du Poitou, fils de Charles, Chéri Giret et Léonie Bardon, marié à Alberte, Francine Guignard, il exerce la profession de cultivateur au Petit-Nieul, commune de Montamisé. A la mobilisation, il est soldat au 121° RAL d’Angers, fait prisonnier le 19 juin 1940 à Méré et interné au stalag X-A, matricule 77775, situé à Schleswig au nord de l’Allemagne. Rapatrié le 25 mai 1945 et démobilisé le 6 juin 1945 par le centre de Poitiers.

GUERIN Jean, Charles
Il est né le 12 avril 1915 à Montamisé, fils de Désiré, Charles, Emilien Guérin et Camille, Odette Ménager, marié à Gisèle, Camille Mercier, il exerce la profession de cultivateur à Ensoulesse, commune de Montamisé. A la mobilisation, il est Caporal-Chef au 13°RI de Nevers, prisonnier au stalag II-A, matricule 55518, situé à Fünfeichen, près de Neubrandenburg, Land de Mecklembourg-Poméranie occidentale, dans le nord de l'Allemagne.

GUIGNARD Roger
Il est né le 4 octobre 1911 à St Georges les Baillargeaux, lieu-dit Fontaine, fils de Albin, Fernand Guignard et Antonine, Radegonde Pouhet, marié à Georgette Delavault, il exerce la profession de cultivateur à Ensoulesse, commune de Montamisé. A la mobilisation, il est soldat au 121° RAL d’Angers, fait prisonnier le 10 juin 1940 à Les Andelys (Eure) et interné au stalag XII-B, matricule 6921, situé à Frankenthal dans le land de Rhénanie-Palatinat. Libéré par les autorités allemandes comme malade et démobilisé le 14 août 1943 à Poitiers.

HERBAUD Robert, Lucien
Il est né le 18 juin 1918 à Montamisé, lieu-dit Tronc, fils de Louis, Jean Herbaud et Marie Louise Delhomme, marié à Jeanne, Valentine Lunet, il exerce la profession de cultivateur à Tronc. A la mobilisation, il est soldat au 8° Régiment de Dragons, prisonnier au stalag VIII-C, matricule 19441, situé à Sagan, en Silésie, à 150 Km nord-ouest de Breslau.

LAVERRE Norbert, Edmond
Il est né le 1 avril 1905 à Montamisé au lieu-dit Tronc, fils de Edmond, Augustin Laverré et Angèle, Mélina Pineau, marié à Odette Rousseau puis en secondes noces à Henriette Fruchard et en troisièmes noces à Eliette, Maria Dixmier. Il exerce la profession de menuisier charpentier à Tronc. A la mobilisation, il est soldat au 6° Régiment du Génie, fait prisonnier à Juvisy le 17 mai 1940 et interné au stalag VII-A, matricule 2762, situé à Moosburg, Land du Bade-Wurtemberg. Evadé le 31 décembre 1941, titulaire de la médaille des évadés (décret du 13-10-1956).

LACROIX Georges, Albert
Il est né le 20 avril 1908 à Ensoulesse, commune de Montamisé, fils de Gustave Lacroix et Julia, Emilie Penaud, marié à Bernadette, Clotilde Méteau. A la mobilisation, il est soldat au 265°-15° batterie du dépôt d’artillerie n°9, fait prisonnier le 28 juin 1940 à Nancy et interné au stalag III-B, matricule 33394, situé dans l'actuelle ville d’Eisenhüttenstadt (anciennement Fürstenberg-sur-Oder), en Allemagne, à l'actuelle frontière polonaise. Le camp fut libéré par la 33° armée soviétique en février 1945. Georges Lacroix fut rapatrié le 23 juillet 1945 et démobilisé le 11 octobre 1945 puis se retire à Niort.

LIDON Marcel
Il est né le 28 septembre 1914 à Mignaloux-Beauvoir, fils d’Antoine, Sylvain Lidon et Louise, Eléonore Chicard, marié à Léa, Yvonne Girault, il exerce la profession de cultivateur à Ensoulesse, commune de Montamisé. A la mobilisation, il est soldat au 57°RI d’Orléans, fait prisonnier le 7 juin 1940 et interné au stalag II-C, matricule 43655, situé à Greifswald au nord de l’Allemagne, sur la mer Baltique, dans le land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Fin de la captivité le 26 mai 1945 et démobilisé le 23 juin 1945.

LOUIS Marcel
Il est né le 2 novembre 1905 à Buxerolles, fils de Joseph Louis et Augustine Beaudréou, marié à Yvonne Vivier, il exerce la profession de maréchal-ferrant au bourg de Montamisé. A la mobilisation il est soldat au 413° Régiment de Pionnier, prisonnier au stalag III-A, matricule 56873, situé à Luckenwalde dans le Brandebourg (Allemagne).

MAILLET Charles
Il est né le 31 mai 1914 à Montamisé, fils d’Albert, Eugène Maillet et Augustine Baufreton, marié à Edith, Louise Moreau, il exerce la profession de cultivateur à Montrouge, commune de Montamisé. A la mobilisation, il est soldat au 57°RI d’Orléans, prisonnier au stalag IV-F, matricule 2059, situé à Hartmannsdorf, près de Chemnitz dans le Land de Saxe (Allemagne).

MAILLET Joseph, René
Il est né le 25 mars 1903 à Montamisé, fils de Joseph Maillet et Marie Louise Pichot, marié à Eugénie, Germaine Laverré, il exerce la profession de cultivateur à la Germonière, commune de Montamisé. A la mobilisation, il est Brigadier à la compagnie autonome muletière 154 / 9 (Doubs), fait prisonnier le 13 juin 1940 à Longeville et interné au stalag VI-D, matricule 21027, situé à Dortmund dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie à l'extrémité est du bassin de la Ruhr. Rapatrié le 11 avril 1945 et démobilisé par le CD de Poitiers le 20 avril 1945

MATHE Louis, Olivier
Il est né le 29 septembre 1904 à Montamisé, fils de Louis Mathé et Maria Eugénie Maître, marié à Marie-Josèphe, Germaine, Marcelle Boisdron, il exerce la profession de cultivateur à Montamisé. A la mobilisation, il est soldat au 605° Régiment de Pionniers, 7° Cie, fait prisonnier le 23 juin 1940 et interné au stalag VI-F, AK n°3138, situé à Bocholt, ville d'Allemagne du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Rapatrié le 15 avril 1945 et démobilisé le 4 mai 1945.

METTEAU Christian, Marc, Henri
Il est né le 7 octobre 1914 à Montamisé au bourg, fils de Gustave, Eléonor Metteau, instituteur libre, et Cailleau Marie-Louise, Marceline. Il est marié à Paule, Marie, Armandine, Louise Bremer. A la mobilisation, il est caporal-chef au 8° régiment du génie. C’est par la liste officielle des PG n°13 du 10 septembre 1940 que nous apprenons qu’il est prisonnier, sans autres informations. Il est décédé le 14 juin 1982 à Bassan (Hérault).

NEVEU Joseph, Jean, Albert
Il est né le 24 juin 1907 à Montamisé au lieu-dit Tronc, fils de Victor Neveu et Marie Michaud, marié à Eva, Berthe Guibert, il exerce la profession de cultivateur à Tronc. A la mobilisation, il est soldat au 206°RA, prisonnier au stalag III-C, matricule 5354, situé à Alt Drewitz dans le Brandebourg (aujourd'hui Kostrzyn-Drzewice en Pologne), le camp fut libéré le 31 janvier 1945 par l’Armée Rouge.

PEIGNELIN Alphonse, Anatole
Il est né le 22 octobre 1917 à Montamisé, fils d’Anatole, François Peignelin et Denise Fénéant, marié à Célina, Marie, Philomène Georges, il exerce la profession de menuisier au bourg de Montamisé. A la mobilisation, il est Brigadier au 303°RAL, prisonnier au stalag IX-C, matricule 9704, situé près de Bad Sulza entre Leipzig et Erfurt, Land de Thuringe.

PHILIPOT Henri
Il est né le 27 octobre 1913 à Chailland (Mayenne), il exerce la profession de cultivateur à La Roche de Bran, commune de Montamisé. A la mobilisation, il est soldat au 20° RAL de Poitiers, prisonnier au stalag XX-B, matricule 54189, situé à la périphérie de Marienburg maintenant appelé Malbork en Pologne.

PHILIPOT Jean
Il est né le 12 août 1920 à Chailland (Mayenne), il exerce la profession de cultivateur à La Roche de Bran, commune de Montamisé. A la mobilisation, il est soldat au 404° RA DCA de Tours, prisonnier au stalag XII-A, matricule 38525, situé à Limburg an der Lahn, Land de Hesse (Allemagne), il fut libéré le 1 avril 1945 par une unité de chars américaine.

PICHAULT Gilbert
Il est né le 10 janvier 1917 à Charassé, commune de Montamisé, fils de Désiré, Louis Pichault et Marie Anne Mauduit, il exerce la profession de cultivateur à Charassé. A la mobilisation, il est soldat au 3°RA, prisonnier au stalag IV-D, matricule 69306, situé à Torgau en Saxe, à environ 50 kms au nord-est de Leipzig. Il a été libéré vers 1943-1944, ouvrier agricole près de la Puye, il fut tué par des « Hindous » (la légion SS de l’Inde libre) le 28 août 1944. Son nom figure sur le monument aux morts de Montamisé, il est inhumé au cimetière de Montamisé.

PICHAULT Raymond, Louis
Il est né le 3 avril 1915 à Charassé, commune de Montamisé, fils de Désiré, Louis Pichault et Marie Anne Mauduit, marié à Marguerite Piteau, il exerce la profession de cultivateur à Charassé. A la mobilisation, il est soldat au 95°RI à Bourges, prisonnier au stalag I-A, matricule 8751, situé à Stablack en Prusse Orientale, près de Preussische-Eylau, était le plus oriental des camps de prisonniers de guerre, actuellement Bagrationovsk en Russie.

PIGEOT René, Marc
Il est né le 13 août 1918 à Tronc, commune de Montamisé, fils de Alfred, Louis Pigeot et Eugénie Delhomme, marié à Marguerite, Geneviève Giraud, il exerce la profession de cultivateur à Tronc. A la mobilisation, il est soldat au 32°RI, prisonnier au stalag VIII-C, matricule 3794, situé à Sagan, en Silésie, à 150 Km nord-ouest de Breslau, maintenant ?aga? en Pologne.

PINEAU Narcisse, René, Henri
Il est né le 10 août 1905 à Tronc, commune de Montamisé, fils de Ferdinand, Octave Pineau et Marie, Augustine Audinet, marié à Marie Louise Métais, il exerce la profession de maçon à Tronc. A la mobilisation, il est soldat au 6° Régiment du Génie, prisonnier au stalag V-A, matricule 24986, situé dans la banlieue sud de Ludwigsburg, Land du Bade-Wurtemberg, en Allemagne.

POINT Théodore
Il est né le 21 mai 1903 à Lusignan, fils de Pierre Point et Louise Carlouet, marié à Aimée, Valentine Maupin, il exerce la profession de cultivateur à Montrouge, commune de Montamisé. A la mobilisation, il est soldat au 52°RAD d’Angoulême, prisonnier au stalag I-B, matricule 52643, situé à Hohenstein en Prusse orientale (aujourd'hui Olsztynek , Pologne ), il est décédé de maladie, le 2 octobre 1942 à Drawöhnen (Allemagne), aujourd’hui cette ville est située en Lituanie. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Montamisé.

RAT Raymond
Il est né le 7 avril 1908 à Montamisé, lieu-dit La Ceriserie, fils d’Auguste Rat et Marie Augustine Sauvant, marié à Marie, Alice Chantomaud, il exerce la profession de cultivateur à Montrouge, commune de Montamisé. A la mobilisation, il est soldat au 274°RI, prisonnier au stalag VI-G, matricule 2112, situé à Bonn-Duisdorf, Land de Rhénanie du Nord-Westphalie, Allemagne.

RENARD Robert, Louis, Célestin
Il est né le 14 août 1910 à Naintré (Vienne), fils de Fernand Renard, cultivateur et Chauvet Alize, Marie, Louise, marié à Raymonde, Mathilde Nermoin, il exerce la profession de cultivateur à Montamisé, La Roche de Bran depuis le 15-7-1933. A la mobilisation il est soldat de 2°classe au dépôt d’infanterie n°93 bis. Il est fait prisonnier le 22 juin 1940 à L’Ile Bouchard (37) et interné au stalag IX- C matricule 2981, situé près de Bad Sulza entre Leipzig et Erfurt, Land de Thuringe. Il est rapatrié le 24 avril 1945, démobilisé le 26 avril 1945 par le centre de Poitiers, puis se retire à Montamisé.

RICHARD Marcel
Il est né le 9 avril 1907 à Charassé, commune de Montamisé, fils de Victor Richard et Marie Pouvreau, marié à Simone, Cécile, Marie Rat, il exerce la profession de Charron à Charassé. A la mobilisation, il est soldat au 6° Régiment du Génie, prisonnier au stalag XII-A, matricule 47445, situé à Limburg an der Lahn, Land de Hesse (Allemagne), il fut libéré le 1 avril 1945 par une unité de chars américaine.

SAPIN Charles
Il est né le 16 septembre 1912 à Chateaudun (Eure et Loir), fils de Louis Sapin et Marie, Thérèse, Juliette Dardenne, marié à Rolande, Louise, Marie, Madeleine Peignelin, il exerce la profession de peintre. A la mobilisation, il est soldat au 304°RA, prisonnier au stalag VI-C, matricule 12207, situé à Bathorn (Allemagne) ce stalag fut libéré le 5 avril 1945 par les troupes canadiennes.

SARRAULT Georges
Il est né le 15 juillet 1911 à Poitiers au lieu-dit Le Breuil-Mingot, fils de Camille Sarrault et Eugénie, Marie, Delphine Sapin, marié à Emilienne Moreau, il exerce la profession d’ébéniste à la Germonière, commune de Montamisé. A la mobilisation, il est soldat au 113° RI, fait prisonnier à Arcy sur Aube le 15 juin 1940 et interné au stalag VI-C, matricule 11945, situé à Bathorn (Allemagne) ce stalag fut libéré le 5 avril 1945 par les troupes canadiennes. Rapatrié le 27 avril 1945 et démobilisé par le CD de Poitiers le 11 mai 1945.

SOREAU René, Pierre
Il est né 2 février 1916 à Ensoulesse, commune de Montamisé, fils de Pierre, Désiré Soreau et Berthe, Eugénie Girault, marié à Jacqueline Pelletreau, il exerce la profession de cultivateur à Ensoulesse. A la mobilisation, il est soldat de 1°classe au 30° RADA, fait prisonnier à Cambrai le 19 mai 1940 et interné au stalag II-D, matricule 29532, situé près de Stargard, aujourd'hui Stargard Szczecinski, en Poméranie, à 30 km à l'est de Szczecin (Pologne), le camp fut libéré par l’Armée Rouge. Rapatrié le 12 avril 1945 et démobilisé le 27 juillet 1945.

TOURET Alcide
Il est né le 15 janvier 1904 à Sèvres-Anxaumont, fils de Henri, Eugène Touret et Louise Pichot, marié à Edith, Suzanne, Yvette Girault, il exerce la profession de cultivateur à Tronc, commune de Montamisé. A la mobilisation, il est soldat au 6° Régiment du Génie d’Angers, prisonnier au stalag II-A, matricule 12737, situé à Limburg an der Lahn, Land de Hesse (Allemagne), il fut libéré le 1 avril 1945 par une unité de chars américaine.

VAUDELEAU Robert
Il est né le 28 octobre 1918 à Tronc, commune de Montamisé, fils de Louis, Albert, Emmanuel Vaudeleau et Marie, Philomène Monnereau, marié à Jacqueline, Eugénie, Marie Proscède, il exerce la profession d’employé de bureau, son domicile avant-guerre se trouve à Naintré. A la mobilisation, il est Caporal au 170°RI, 7°compagnie, prisonnier à l’offlag VI-D, matricule 22544, situé à Munster, Land de Rhénanie du Nord-Westphalie (Allemagne).

       

Le retour des prisonniers de guerre en 1945

Vous trouverez un article commémoratif sur le site internet des Chemins de Mémoire : http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/le-retour-des-prisonniers-de-guerre-en-1945

    

Conclusion

 Les prisonniers de guerre français sont bien souvent les grands oubliés de l’histoire, le drame et les souffrances physiques et morales de ces hommes qui ont perdu cinq ans de leur vie et pour certains la vie. On mesure la résonance que le sort des prisonniers a pu avoir sur une majorité de français, dont la vie fut tout autant bouleversée, surajoutant aux difficultés de l’occupation. Presque toute les familles sont touchées directement ou indirectement, leur absence va peser sur la vie économique, la vie familiale, laisser des femmes et des enfants face aux difficultés du quotidien… Sauvegarder leur histoire, dans la mémoire collective, s’imposait.

        

Sources et bibliographie

  • AD 86 Fichier des prisonniers de guerre de la Vienne cote 133 W.
  • AD 86 Registres d’état-civil en ligne et en salle de lecture.
  • AD 86 Registres matricules en salle de lecture, cotes 9R1 et 9R2…
  • Wikipédia liste des camps de prisonniers de la seconde guerre mondiale (informations incomplètes…).
  • Ministère de la Défense, SGA, Site internet : les Chemins de Mémoire.
  • La Liste officielle des prisonniers de guerre français : d'après les renseignements fournis par l'autorité militaire allemande : nom, date et lieu de naissance, unité éditée par le Centre national d'information sur les prisonniers de guerre, 1940-1941.
  • Yves Durand, La captivité : histoire des prisonniers de guerre français, 1939-1945, Paris : F.n.c.p.g.-c.a.t.m., 1980.
  • Yves Durand, Les Prisonniers de guerre dans les stalags, les oflags et les kommandos. 1939-1945, Paris : Hachette, 1994.

Pour ceux qui souhaiteraient faire des recherches, notamment généalogiques, un site d’archives à consulter qui dépend du Service Historique de la Défense :

Le Bureau des archives des victimes des conflits contemporains à Caen qui conserve notamment :

  • « Les dossiers individuels de prisonniers de guerre, déportés, travailleurs, internés dans les prisons françaises ou allemandes : constitués de tous les documents personnels amassés par le service dans l’immédiat après-guerre, ces dossiers concernent près de 2 millions de personnes. Ils sont répartis entre dossiers de prisonniers de guerre, dossiers de travailleurs et dossiers de déportés, internés ou fusillés. On y trouve différents types de documents, produits aussi bien par les autorités allemandes que par les services de l’État français ou par l’administration des Anciens combattants, qui recensent les différentes étapes de la captivité ou du séjour en Allemagne de chaque individu.
  • Le fichier national des prisonniers de guerre : constitué dès 1940, ce fichier a été alimenté au cours du conflit par les différents services de prisonniers de guerre, puis par le ministère des prisonniers, déportés et réfugiés et le ministère des anciens combattants et victimes de guerre, grâce aux informations recueillies lors des opérations de rapatriement.
  • Le fichier individuel original allemand (Personalkarten ou PK) : les fiches individuelles originales allemandes de prisonniers de guerre français ont été établies par le Service d’information de la Wehrmacht. Plusieurs types de fiches coexistent : les PK I procurent des informations sur l’état civil et l’immatriculation du prisonnier de guerre et, parfois, des données médicales ; les PK II précisent la situation des comptes personnels des prisonniers de guerre (sommes touchées et prélevées) ; les PK III signalent les différentes affectations des prisonniers dans les kommandos (ou antennes extérieures) dépendant des camps où ils se trouvaient, ainsi que les transferts entre camps. ». (Source : Marion Duvigneau).

       

           

Montamisé, le 7 mars 2016

Article de Jean-François Liandier