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Les réfugiés mosellans de Ritzing à Montamisé (1939-1940)

Le contexte historique

Le 1er septembre 1939, l’Allemagne envahit la Pologne. La France et l’Angleterre soutenant leur allié, la guerre se déclare…

Ce même jour 1er septembre 1939, 208 communes mosellanes situées en zone rouge (zone comprise entre la frontière allemande « ligne Siegfried » et la « ligne Maginot », s’étalant de la frontière luxembourgeoise à la limite du Bas Rhin) sont prévenues de devoir évacuer leur population (210 000 habitants) avant la fin de la journée…c’est ainsi que le petit village de Ritzing (bourgade lorraine au nord de Thionville) et ses 189 habitants part pour l’exode.

« Rassemblant en trois heures leurs affaires les plus précieuses (30 kg de bagages au maximum), ils rejoignaient en charrette la gare de Clouange, au nord de Metz. Le voyage en train dura deux jours en raison des nombreuses haltes nécessaires et des alertes aériennes. Destination inconnue tout d’abord, précisée ensuite : la Vienne et Montamisé. A leur arrivée à Chasseneuil, les quelques 150 Ritzingeois (certains avaient trouvés refuge chez des amis) furent acheminés en char à bancs dans le centre-bourg, sur la place de l’église, avant la répartition et l’accueil dans les familles montamiséennes. Le séjour des réfugiés mosellans durera treize mois, jusqu’au 22 septembre 1940, date du retour à Ritzing. Ils trouveront souvent maison vidée, pillée, détruite. » (NR du 17-9-1999 Francis Joulin)

Le devoir de mémoire

De tels événements ont, bien sûr, marqués les esprits de ceux qui les ont vécus. De nombreux liens d’amitiés, d’échanges de courriers, ont toujours été conservés entre les familles de Montamisé et Ritzing, le temps ne peut effacer ces souvenirs où des valeurs comme la solidarité et la fraternité ont pris toute leur dimension.

Ce devoir de mémoire s’est concrétisé par des cérémonies officielles et symboliques dans nos deux communes :

  • Les 11 et 12 septembre 1999, une délégation montamiséenne d’élus et d’habitants ayant donné l’hospitalité s’est rendue à Ritzing. Les deux maires Edmond Kiffer et Jean-Marie Thomachot ont dévoilé la plaque "Place de Montamisé".
  • Le 10 juin 2000, c’est une délégation de Ritzing qui s’est rendue à Montamisé pour l’inauguration des "Promenades de Ritzing", chemin piétonnier qui serpente dans le coteau de la Vallée.

Ces évènements sont désormais dans la mémoire collective de Montamisé et Ritzing, ils portent témoignages pour les jeunes générations qui devront conserver, vivant, le souvenir de ces épreuves et des drames humains engendrés.

Cérémonie d'inauguration de la "Place de Montamisé" à Ritzing le 12 septembre 1999

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Photo 1 : Les maires des deux communes devant la plaque "Place de la Mairie" - photo F. Joulin

Photo 2 : Julien Wagner, réfugié de Ritzing, il n'avait que 7 ans quand il est arrivé à Montamisé en 1939 avec son grand-père, sa soeur Marie-Jeanne et sa mère, enceinte (son frère, né à Poitiers, décédé de la grippe à l'âge de 4 mois, repose dans le cimetière de Montamisé) - photo F. Joulin

Photo 3 : Tombe de Marie Ritzinger (1909-1940) épouse de M. Hourt, réfugiée de Ritzing, au cimetière de Montamisé - photo JF. Liandier

Photo 4 : Tombe de Marie Weiter (1920-1940) réfugiée de Ritzing, au cimetière de Montamisé - photo JF. Liandier

Cérémonie d'inauguration des "Promenades de Ritzing" à Montamisé le 10 juin 2000

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Photo 1 : les élus et la population de Montamisé avec la délégation de Ritzing - photo F. Joulin

Photo 2 : les élus

  • Edmond Kiffer, maire de Ritzing
  • Jean-Marie Thomachot, maire de Montamisé
  • Alain Clayes, député et conseiller général

photo F. Joulin

Sources : NR du 17-9-1999, BM de Montamisé n°24 février 2001

Remerciements à Francis Joulin pour les photos qu’il m’a aimablement communiquées.

Jean-François LIANDIER