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Les vitraux de l’église

Art et technique du vitrail

Source : Extrait du site Internet du Conseil Général de l’Essonne « Banque des Savoirs » (auteur : Benjamin Cherrière et expert : Anne Le Diberder).

La technique de fabrication du verre, dont est dérivée celle du vitrail, est connue depuis l'Antiquité. Il s'agit de mélanger des cendres et du sable. La fusion des deux éléments, à une température comprise entre 1 200 et 1 500 °C, produit une pâte, dans laquelle on introduit des oxydes métalliques (de la poudre de métal) pour la teinter. Plusieurs techniques se sont succédées pour fabriquer la feuille de verre, étape première de la fabrication de vitraux.

À l’origine, le verrier travaillait une partie de la pâte, la paraison, au bout d'une canne creuse pour former, par soufflage, une sorte de bouteille, le manchon. Encore chaud et malléable, le manchon était fendu dans la longueur pour donner une feuille de verre. Certains ouvriers préféraient néanmoins souffler directement un plateau de verre que l'on appelait la cive. Mais ces techniques, qui furent principalement utilisées du XIIe au XVIe siècle, ont été peu à peu remplacées par le coulage du verre à plat, plus facile à fabriquer.

Aujourd'hui, des dalles de verre moulé sont parfois utilisées.
C'est ensuite au maître verrier de travailler. Il doit d'abord réaliser la maquette du vitrail, un assemblage de fausses pièces de verre qui permet de s’assurer que le vitrail s'adaptera parfaitement aux contours de la fenêtre. C'est une étape primordiale, car un vitrail est l'assemblage de nombreuses pièces : armatures de fer, pièces de verre et réseau de plomb qui relient ces pièces. Une fois la maquette réalisée, le verrier passe à la taille des pièces de verre coloré.

Au Moyen Âge, on portait un fer rougi sur la feuille de verre afin de dessiner les contours de la pièce désirée. En l’aspergeant ensuite d’eau froide, le verre éclatait en suivant le tracé, grâce au choc thermique.

À partir du XVe siècle, le diamant remplaça le fer et permit une découpe plus précise.

Il s’agit ensuite de peindre le vitrail. Pour tracer les contours et les modelés des dessins, les artisans employaient un mélange d'oxyde de fer ou de cuivre, de fondant à base de verre et d'un liant pour le mélange (généralement du vinaigre). Ce mélange, appelé grisaille, formait une peinture monochrome qui était appliquée sur la face interne du verre. Une seconde cuisson du verre, autour de 600°C, était nécessaire pour fixer la grisaille.

Au XIVe siècle, les maîtres verriers découvrent le jaune d'argent, peinture à base de sels d'argent broyés, d'ocre jaune calciné et de diluant, qui est appliqué comme la grisaille. Cette découverte va permettre d'étendre la gamme des couleurs utilisées du jaune citron à l'orangé.

A la Renaissance, les émaux sont utilisés pour fournir une gamme de couleurs encore plus variée. Surtout, on peut désormais mélanger les couleurs entre elles sur un même verre, alors qu'auparavant il était nécessaire de les séparer par des plombs.

Une fois les pièces de verre découpées et peintes, elles doivent être assemblées. Elles sont serties à l’aide de baguettes de plomb, métal relativement souple et malléable. Puis, les panneaux obtenus sont placés dans les fenêtres et maintenus à l'aide de barres métalliques, les barlotières, qui évitent que les baguettes de plomb ne s’affaissent. »

LES VITRAUX de l’EGLISE ND de MONTAMISE

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VITRAIL DE LA CHAPELLE LATERALE NORD

VITRAIL DE LA CHAPELLE LATERALE NORD

Ce vitrail est une production de l’atelier Lobin de Tours en 1870. Dans le médaillon est représentée la sainte famille. (Lucien Léopold LOBIN, 1837-1892, était maître-verrier à Tours)

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VITRAIL DE LA FACADE OUEST

VITRAIL DE LA FACADE OUEST

Ce vitrail est consacré à la Vierge Marie, selon l’image de l’Apocalypse : « un grand signe apparut dans le ciel : une femme vêtue du soleil, la lune sous les pieds ».

Ce vitrail est une production de l'atelier Guérithault frères, de Poitiers en 1865.

Lors de la tempête du 27 juillet 2013, ce vitrail fut très endommagé, il fut restauré par les Ateliers Verre Jade de Morthemer. Il a été doublé d'une verrière en verre feuilleté transparent qui lui  assure une meilleure protection.

Sa restauration nous a permis de découvrir à sa base, un dessin de ND la Grande de Poitiers, rappelant ainsi que sous l'Ancien Régime, l'église ND de Montamisé dépendait du chapitre de ND la Grande.

 Mis à jour le 18 octobre 2014

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VITRAIL CENTRAL DE L’ABSIDE ROMANE

VITRAIL CENTRAL DE L’ABSIDE ROMANE
LA VIERGE ET L’ENFANT JESUS

Ce vitrail est consacré à une vierge debout derrière l’enfant Jésus: Jésus matris cor unicum « Jésus, cœur unique de Marie ».

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Ce vitrail réalisé en 1873 est de Joseph Besnard, peintre verrier à Chalon sur Saône.
Armoiries des donateurs ( à droite)

Nota :

Pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur l’art du vitrail, nous leur recommandons la visite du musée du vitrail de Curzay sur Vonne dans le pays Mélusin (à 25 km de Poitiers).
Une visite guidée par une animatrice passionnée, vous entraînera dans un voyage initiatique parmi les techniques et l’histoire du vitrail…
Une exposition thématique renouvelée chaque année, pour vous faire connaître les multiples facettes de l’art des verriers. Découvrez aussi l’atelier, centre de formation au vitrail.
Musée ouvert tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 18h.
Dimanche et jours fériés de 14h à 18h, (fermeture du 24/12 au 14/1 inclus et le 1/5).

A consulter également l’excellent site Internet : infovitrail.com qui partage une information sur les domaines du vitrail.
Chaque rubrique (fabrication, décoration et peinture sur verre, verre, architecture, conservation) constitue un recueil d'informations liée à un glossaire.

Remerciements : à l’association diocésaine PARVIS, au père Rigommier.

Article et photos Jean-François Liandier