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Portrait de Paulin Malapert, philosophe et maire de Montamisé

Villa "Malapert"

               

Les origines familiales

Marie Edouard Jules Paulin Malapert est né le 30 mai 1862 à Poitiers, il est le fils d’Edouard Prosper Malapert, pharmacien et professeur suppléant à l’école de médecine et de pharmacie de Poitiers et de Marie Louise Blondet Duplaisset.
Ses grands-parents paternels sont : Pierre Prosper Malapert, professeur à l’école de médecine et pharmacie de Poitiers et Julie Martineau.
Ses grands-parents maternels sont : Henri Paulin Blondet Duplaisset, avocat à la cour impérial de Poitiers et Louise Françoise Elisabeth Bardon dite Chasserai.
Son frère, Paulin Louis Prosper Roger Malapert, né le 5 avril 1861 à Poitiers, sera Colonel au 120e Régiment d’Infanterie et Commandeur de la Légion d’Honneur par arrêté du Ministre de la Guerre du 30 décembre 1920.

Paulin Malapert va se marier le 14 septembre 1885 à Poitiers avec Damassine Marie Thérèse Jeanne Seghers.

Une carrière d’enseignant en philosophie

Après de brillantes études, il est nommé professeur agrégé de philosophie au lycée de Châteauroux de 1885 à 1886. Puis professeur au lycée de Coutances (Manche) de 1886 à 1889, de Caen (1889 à 1895), au collège Charles Rollin de Paris (1895 à 1898) (Aujourd’hui lycée Jacques-Decour). En 1897, il passe sa thèse de Docteur es lettres.

Le 1er octobre 1898, c’est le couronnement de sa carrière avec sa nomination au prestigieux lycée Louis le Grand de Paris où il enseignera pendant 27 ans.

Une carrière d’écrivain philosophe

Il va mettre son talent au service de sa plume, de nombreux ouvrages de philosophie et psychologie vont naître, faisant son renom :

  • En 1897, il publie « Les éléments du caractère et leurs lois de combinaison » chez l’éditeur Félix Alcan, une seconde édition entièrement refondue paraîtra en 1906 chez le même éditeur
  • En 1897, « De Spinosae Politica » Editeur (sn) Paris
  • En 1900, « Aux jeunes gens : quelques conseils de morale pratique » chez Armand Colin.
  • En 1900, « La justice sociale » chez Félix Alcan
  • En 1902, « Le Caractère » chez O Doin
  • En 1903, « L'éducation de la démocratie, leçons professées à l'école des hautes études sociales » en collaboration avec Ernest Lavisse, Alfred Croiset, Charles Seignobos, Gustave Lanson, Jacques Hadamard.
  • En 1923, « Psychologie appliquée à la morale et à l'éducation » chez A Hatier, en collaboration avec J Roy.

De nombreuses distinctions

Lauréat de l’Institut, Officier de l’Instruction publique, ancien membre du conseil académique de Paris et Chevalier de la Légion d’Honneur par décret du 30 septembre 1920, sur proposition du ministre de l’Instruction publique, cette décoration lui sera remise le 7 novembre 1920 à Poitiers par son frère le colonel Malapert Paulin Louis Prosper Roger.

Maire de Montamisé

Paulin Malapert a acheté à Montamisé, au village de la Germonière, une belle propriété et son parc boisé qui suivant le cadastre de 1817, appartenait à M. Texereau de Poitiers (cadastrée « La Picquarderie »). Dénommé depuis « Villa Malapert » rue des tilleuls.

Le 17 mai 1925, Alexandre Messy est élu Maire de Montamisé avec pour adjoint Auguste Girault.

Le 12 décembre 1926, Alexandre Messy démissionne et Paulin Malapert est élu Maire de Montamisé pour peu de temps puisqu’il démissionne le 18 mars 1927, une nouvelle élection a lieu pour élire Auguste Girault comme Maire avec pour adjoint Auguste Sauvant. Il aura exercé le plus court mandat de l’histoire de la commune.

Nécrologie

Paulin Malapert décède le 6 décembre 1937 à Poitiers à l’âge de 75 ans.

           

Sources :

  • Dossier de la Légion d’Honneur, Archives nationales ; site de Fontainebleau, cote 9800035/320/43070, N° de notice c-306823.
  • BNF, Gallica bibliothèque numérique.
  • AD 86 Etat-civil numérisé en ligne et Cadastre napoléonien.
  • Archives municipales de Montamisé, Registre des délibérations.

Illustration :

Carte postale "Villa Malapert" 1944 - collection de Jean-François Liandier        

                              

Montamisé, le 25 mars 2012
Article de Jean-François LIANDIER