Accès directs


Portrait d’Omer Guignard

Image associée à l'article

Une figure montamiséenne

   

Préambule

Un village ou une ville, c’est d’abord une communauté d’habitants, des femmes et des hommes qui s’investissent dans la vie locale, associative, sportive etc. Hier comme aujourd’hui, ils ont façonné notre territoire, créé sa richesse économique et sociale. Au travers d’Omer Guignard, c’est à eux que nous voulons rendre hommage.

   

Sa situation familiale

Omer, Octave Guignard est né le 23 mai 1920 à Montamisé (les témoins déclarants sont : Léonie Péninon, sage-femme à Montamisé et Joseph Guibert, boulanger à Montamisé). Il est le fils de Désiré Eugène Guignard, cultivateur à Ensoulesse et de Constance Marie Elisabeth Bertin.

Son registre matricule nous en fait la description suivante : cheveux châtain, yeux gris bleu, front haut, nez fort, visage ovale, taille 1,66 m.

Il passe son conseil de révision où il est classé dans la 1° partie de la liste du canton de St Georges en 1940, le même registre nous apprend qu’il a son permis de conduire auto. Le registre indique aucun détail de services ni incorporation, il n’a donc pas effectué de service militaire… En effet « Lorsque l’Armistice du 22 juin 1940 est signé, la conscription ne peut plus être appliquée. Un régime d’occupation s’installe dans la France du Nord interdisant la constitution de toute armée. Une armée de professionnels de 100 000 hommes, devant assurer le maintien de l’ordre, est mise sur pied par le gouvernement de Vichy dans la France du Sud. »(1)

Il va épouser le 20 novembre 1943 à Montamisé, Marie Louise Bombard (fille de Louis Bombard et Marie, Germaine, Clémence Gardien), le couple aura cinq enfants.

    

Sa situation professionnelle

Il passe son enfance à Ensoulesse avec ses parents, cultivateurs, puis entre comme chauffeur à l’exploitation forestière Guignard de Charassé.
En 1955, il entre au service de la commune comme ouvrier d’entretien, après une carrière de 26 ans au service de ses concitoyens, il prend sa retraite en 1981.

 

Passions et bénévolat

Par passion pour la musique, il crée avec Adrien Boutet, la clique de Montamisé (fanfare composé de trompettes, clairons, tambours…), il y avait de l’ambiance dans le village. Après la seconde guerre, elle deviendra « l’Entente Joyeuse ».

Son autre passion pour le football, l’entraine dans les années 1941 à 1950, comme gardien de but de l’équipe locale où son talent lui avait valu le surnom de « gardien volant » d’autres disaient « qu’il avait une détente de chat ». Il fut tout au long de sa vie un fervent supporter du Football Club de Montamisé.

Après une vie entière passée à Montamisé, le 6 mai 1993, Omer Guignard s’éteint à l’âge de 72 ans, dans sa maison du bourg, allée de Bel-Air. Son inhumation au cimetière de Montamisé a lieu le 10 mai 1993.

Dans la galerie de portraits des gens qui ont fait de notre commune, Omer Guignard est plutôt un « anonyme parmi les anonymes », il n’est pas de ceux qui ont fait l’Histoire mais plutôt de ceux qui la subissent… Il représente tous ceux à qui nous devons une part de ce que nous sommes aujourd’hui.

    

Sources

  • (1) Philippe Boulanger « La conscription en France au XX siècle : de l’armée de masse à l’armée professionnelle » Revue Internationale d’Histoire Militaire.
  • AD 86 Journal « La Nouvelle République » du 10-5-1993, cote 348 JX 260.
  • AD 86 Etat-Civil numérisé (salle de lecture).
  • AD 86 Registre Matricule n°2166, classe 1940, BR de Poitiers, cote : 9R2 312

          

Montamisé, le 5 décembre 2013
Article de Jean-François LIANDIER