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Registres paroissiaux de Montamisé

Préambule

Au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime, la vie locale s'organisait essentiellement autour de la paroisse.
Dans ce cadre territorial, le curé était chargé d'enregistrer les actes importants marquant la vie de la communauté des fidèles (baptêmes, mariages, sépultures). Ces registres sont dénommés registres paroissiaux. C'est par l'ordonnance de Villers-Cotterêts (août 1539) que le pouvoir royal a commencé à s'intéresser à la tenue des registres paroissiaux (utilisation de la langue française pour rédiger les actes).
Cependant, le texte fondamental est l'ordonnance civile donnée par Louis XIV à Saint-Germain-en-Laye en avril 1667, communément appelée "Code Louis". Cette ordonnance apporte des précisions sur la tenue des registres paroissiaux (registres dressés en double exemplaire, dont un doit être déposé au greffe du juge royal).
Les registres paroissiaux sont une source de première importance pour les généalogistes. Ils contiennent des informations également très intéressantes pour les recherches en histoire locale.
Vous pouvez désormais rechercher, consulter et imprimer les informations concernant des personnes originaires du département de la Vienne grâce à la numérisation des registres et leur mise en ligne sur internet :
http://www.archives-vienne.cg86.fr

Nos registres vont de 1610 à 1792.

Le premier registre concerne les baptêmes de 1610 à 1662 et les décès de 1626 à 1635.

Leur lecture, parfois difficile, nous relate l’histoire de la paroisse, ainsi nous apprenons que la peste a sévi à Montamisé entre 1630 et 1631 et les victimes bien souvent enterrées dans leurs jardins « à cause de la contagion » et non pas au cimetière.

Quelques exemples :

  • 1630 Cousteron François 32 ans « enterré par sa femme dans son jardin à cause de la contagion »
  • 1631 Bouard Antoine 60 ans « enterré par ses enfants dans son jardin à cause de la contagion »
  • 1631 Fichet Louise 50 ans « enterrée par sa servante dans son jardin à cause de la contagion »

Le curé notait parfois les causes du décès :

  • 1626 Ribron Henri « tué d’un coup d’arquebuse »
  • 1629 Bouard Georges « tué d’un coup d’épée reçu d’un soldat »
  • 1671 Masse Jacques 35 ans « tombé d’un cerisier »
  • 1676 Mestais Louis 22 ans « sa charrette ayant versé sur lui »
  • 1709 Masse François « tué d’un coup de feu »

En 1631 le curé notait à propos de Jean Beliard (décédé à 40 ans) : « enterré au pied du noyer pour avoir refusé de se confesser à Pâques, malgré plusieurs avertissements ».

Dans le registre des mariages, on trouve :

  • 16 février 1733 mariage de messire Dupond de Cherlay seigneur de Moulin et chevalier de l’ordre militaire de St Louis avec demoiselle Catherine Taveau (fille de messire François Taveau de Morthemer).
  • 18 juillet 1785 mariage de Louis Braud, imprimeur diplomé de l’université de Poitiers, avec Marguerite Robin fille de Joseph Robin, marchand de drap et soies, ancien juge consulaire.
  • 9 février 1751 mariage de François Guérin (laboureur) avec Jeanne Laverre, dont l'un des enfants (François) sera le premier maire de Montamisé élu le 14 février 1790).

Les registres de baptême nous montrent que le culte de Sainte Quitère était pratiqué à Montamisé, prénom curieusement écrit par le curé de l’époque « Aquitaire ».
En 1729 baptême d’Aquitaire fille de Brégeon François et Rose Marie.
En 1765 baptême d’Aquitaire fille de Girard jean et Bouquin Marie Anne.

Article JF Liandier