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Portrait d’Edgard Gardien

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Préambule

Natif de Montamisé, où sa famille est bien connue, Edgard Gardien fera une carrière dans la gendarmerie et s’engagera dans la Résistance, au sein des FFI du maquis Louis dans la Nièvre. C’est son histoire que nous allons vous raconter.

   

Origine du patronyme Gardien

D’après Généanet : « Le nom a dû désigner celui qui montait la garde. C'est en Savoie et dans la Vienne qu'il est le plus répandu. Diminutif : Gardiennet. »

  

Sa situation familiale

Edgard, Louis Gardien est né le 7 février 1906 au village de Charassé, commune de Montamisé. Il est le fils de Gardien Auguste, journalier et de Duverger Antonine. Ce couple aura trois enfants : Edgard (1906-1987), Rolande (1911-1950) et Armand (1914-2005).

Il se marie avec Blanche Ribraud, le couple aura deux enfants : Bernard et Rose.

   

Sa situation militaire

Il est incorporé le 14 mai 1926 au 7°régiment de hussards, envoyé en congé le 5 novembre 1927 et passé dans la disponibilité le 10 novembre 1927. Il passe dans la 1ère réseve le 10 novembre 1929.

Nommé élève garde à cheval le 17 juillet 1930, il est affecté à la 3° Légion de Garde républicaine mobile (peloton mobile n°69 à St Etienne).

Admis dans le corps des sous-officiers de carrière le 15 mars 1933. Maréchal des logis chef à cheval le 10 octobre 1938.

Il passe à la 13° Légion de la Garde républicaine mobile le 1er avril 1940, puis à la 13° Légion de Gendarmerie, brigade de Brinon sur Beuvron (Nièvre) le 1er novembre 1940, puis dans la brigade de Villapourçon (Nièvre) le 10 septembre 1942. Rayé des contrôle de la gendarmerie le 15 juillet 1944.

Il va s’engager dans les FFI de la Nièvre, maquis Louis du 16 juillet 1944 au 11 septembre 1944 puis a continué à servir dans sa formation après la libération jusqu'au 25 septembre 1944 date à laquelle il est rentré dans ses foyers.

Il sera décoré de la Médaille Militaire (JO du 6 novembre 1951).

Edgard, Louis Gardien décède le 18 septembre 1987 à Poitiers, à l’âge de 81 ans.

Il ne faut pas oublier que la Résistance fut d’abord un combat pour des principes (le patriotisme, la liberté…) il fut un combat de femmes et d’hommes, imprégnés d’un esprit de responsabilité à l’égard de la société, beaucoup y laissèrent leur vie pour que nous puissions vivre libre.

  

Note sur le maquis Louis

Parachuté par le S.O.E (Spécial Operations Exécutive), le Capitaine Paul Sarrette dit « Louis » crée en 1944 un maquis installé au camp des Fraichots, près de Millay. Il regroupera jusqu'à 1901 hommes, au moment de la Libération.

Il est soutenu par les patriotes du Morvan comme Georges Perrandin, propriétaire de l'Hôtel du Guet, à Saint-Honoré les Bains, dont l'établissement sera successivement : hôpital militaire, dépôt de l'armée allemande, centre de lutte contre le S.T.O et Q.G de la résistance nivernaise.
Ainsi organisé et après s'être fait parachuté des armes lourdes, avec l'appui de la R.A.F, le Maquis des Fraîchots mène de nombreuses actions jusqu'aux débarquements. Les hommes du Maquis Louis participent à la Libération de Luzy, le 9 septembre 1944.

« Paul Sarrette, dit « Louis », n’a pas eu le bonheur de voir la Libération. Il a été tué par l’explosion d’un mortier le 5 septembre 1944, près de Chiddes. Avec lui six hommes sont morts. Le maquis a été ensuite commandé par le capitaine Kenneth Mackensie, dit « Baptiste ».

  

Sources :

  • AD 86 registres d’état-civil en ligne
  • AD 86 registre matricule n°1398, BR de Châtellerault
  • Service Historique de la Défense, Vincennes, dossier GR 16 P 243251
  • SAUGE Carine - Un maquis original LOUIS, War Office- Association pour la Recherche sur l'Occupation et la Résistance en Morvan, Saint-Brisson : 1999. - 151 p.
  • Musée virtuel de la Résistance et de la 2e guerre mondiale dans les Amognes & le Nivernais-Morvan

  

  

Montamisé le 2 janvier 2019

Article de Jean-François LIANDIER